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Mesurer les compétences des adultes avec l'enquête Information et vie quotidienne. Insee. Février 2010.

Économie et Statistique n°424-425.

Sommaire du numéro :

"La mesure des compétences des adultes, un nouvel enjeu pour la statistique publique" (PDF 2 Mo)
Résumé : L’enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ) témoigne de l’avancée des statistiques publiques dans un champ d’investigation nouveau, celui de la mesure des compétences des adultes et de la mobilisation de ces dernières dans le cadre de leur vie quotidienne.

"La mesure des compétences en traitement de l'écrit chez des adultes en grande difficulté" (PDF 2 Mo)
Résumé : Selon l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), «l’illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et à comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples». Il se distingue de l’analphabétisme, situation d’adultes pas ou insuffisamment scolarisés. Deux types de compétences propres à l’activité d’un lecteur ont été distinguées : le travail de «lecture» du mot, soit par «reconnaissance», soit par «identification» ou «déchiffrage» et le travail de compréhension d’un texte...

"Illettrismes et parcours individuels" (PDF 2 Mo)
Résumé : La présence de données relatives aux parcours de vie, aux lieux de scolarisation mais aussi de données plus subjectives sur le « ressenti » vient éclairer la mesure des compétences évaluée dans l’enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ) 2004. Sur l’ensemble des personnes ayant effectué leur scolarisation en langue française (9 773), que ce soit en France ou à l’étranger, 5% connaissent de graves difficultés dans un des trois domaines fondamentaux de l’écrit (lecture, compréhension, production d’écrit), 5% des difficultés importantes et 7% des difficultés modérées. Dans la diversité des facteurs des parcours individuels des personnes en plus ou moins grande difficulté, l’absence de pratique de la lecture dans le contexte familial de l’enfance apparaît très nettement. En outre, les personnes interrogées et qui sont conscientes de leurs difficultés, ont ressenti celles-ci le plus souvent dès le début de leur scolarité, confirmant l’hypothèse d’une faille dans l’apprentissage, la scolarité se poursuivant tant bien que mal par un parcours ponctué de redoublements et de changements d’établissements scolaires. Les événements vécus dans l’enfance sont aussi des facteurs explicatifs importants...

"Évaluation de la compréhension de l'écrit chez l'adulte" (PDF 2 Mo)

"Une étude de la dyscalculie à l'âge adulte" (PDF 2 Mo)

"Le retard scolaire en fonction du milieu parental : l'influence des compétences des parents" (PDF 2 Mo)
Résumé : La sociologie de l’éducation met souvent en avant les inégalités de réussite scolaire en fonction de la profession du père. Cependant, d’autres facteurs, comme le revenu du ménage ou les diplômes des parents, ont aussi leur importance. Ces diplômes sont généralement interprétés comme la dimension « culturelle » du capital parental. Or cette dimension peut être appréhendée de bien d’autres façons : pratiques culturelles, connaissance du système scolaire, compétences… Sur ce dernier aspect, le présent article apporte pour la première fois un éclairage statistique grâce à l’exploitation de l’enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ). Les parents les moins compétents en lecture et en calcul ont des enfants qui redoublent plus souvent que les autres. Cette corrélation persiste même quand on contrôle les autres caractéristiques disponibles : diplômes, revenu, profession… Elle prend une forme différente selon le sexe du parent considéré. Il vaut mieux avoir un père bon en mathématiques et une mère bonne en français que l’inverse. Cela indique peut-être un partage de l’aide scolaire : les pères suivant les devoirs de mathématiques et les mères ceux de français. Cependant, les compétences ne sont pas les seules caractéristiques liées au retard scolaire. Des écarts importants apparaissent aussi selon les diplômes des parents, le revenu du ménage et ses pratiques culturelles.

"Création d'un score global dans le cadre d'une épreuve adaptative" (PDF 3 Mo)

"L'influence des caractéristiques sociodémographiques sur les diplômes et les compétences" (PDF 2 Mo)
Résumé : Jusqu’à maintenant, peu de données permettaient d’appréhender les savoirs des adultes en lien avec leur niveau d’éducation. L’enquête Information et Vie Quotidienne donne la possibilité de mieux connaître et de comparer les facteurs agissant d’une part sur le niveau d’études atteint et d’autre part sur l’acquisition de compétences. Les diplômes obtenus restent très liés à l’origine sociale mais celle-ci a une influence plus faible sur les compétences mesurées par l’enquête, à l’écrit et en calcul. Le niveau d’études dépend aussi fortement de celui des parents, qui est corrélé avec leurs positions professionnelles. En tenant compte de cette corrélation, il apparaît que la profession du père n’a pas une influence majeure. C’est l’origine culturelle mesurée par les diplômes des parents, tout particulièrement par celui de la mère, qui joue un rôle prédominant tant sur le niveau d’études que sur les compétences. Concernant les compétences seules, avoir une mère diplômée constitue un atout plus grand qu’avoir seulement un père diplômé. Les différences de niveaux d’études ne correspondent pas intégralement à des différences de compétences. Les écarts ainsi observés sont en partie le fait de populations qui ont des aspirations scolaires plus élevées. Les personnes dont les parents sont nés à l’étranger, qui ont appris à lire en français et qui sont arrivées dans l’enfance, ou nées, en France, parviennent à un niveau d’études meilleur que les autres personnes de même origine socioculturelle, tout en ayant des compétences globalement comparables. Les caractéristiques sociodémographiques des parents ont une influence légèrement différenciée selon le genre de l’enfant. La profession du père a plus d’effet sur la réussite scolaire et sur les compétences des filles que sur celles des garçons. En revanche, le diplôme de la mère joue un rôle un peu plus important pour leurs fils que pour leurs filles.

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mise à jour le 1 mars 2010
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