Au début de la récession, le chômage des femmes s’est accru moins vite que le chômage des hommes. Plusieurs explications étaient possibles : un simple décalage dans le temps, qui serait comblé dans la durée. Ou bien l’effet d’une orientation sectorielle différenciée de l’emploi des hommes et des femmes, les premiers étant principalement occupés dans l’industrie, soumise aux licenciements les plus massifs, tandis que les secondes travaillent surtout dans les services, moins touchés par la crise. Ou bien encore un ajustement par le sous-emploi, en particulier le développement du temps partiel. Avec plus d’un an de recul, que peut-on diagnostiquer aujourd’hui et quelles ont été les évolutions récentes ?