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Bilan démographique 2016. Insee. Janvier 2016.

Publié le 19/01/2017

Comme chaque année, l'Insee publie son bilan démographique de l'année écoulée à partir de l'enquête annuelle de recensement de la population et les statistiques de l'état civil. Alors que le bilan 2015 soulignait un nombre de décès au plus haut depuis l'après-guerre et une baisse de l'espérance de vie à la naissance en 2015, le bilan 2016 relève que la fécondité et le nombre de naissances continuent de diminuer en France. En revanche, les décès sont en baisse et l'espérance de vie réaugmente en 2016.

Il peut être utile de replacer ces évolutions conjoncturelles dans le contexte européen et celui des tendances démographiques de long terme. Malgré ces inflexions récentes, la France continue de se distinguer par son dynamisme démographique en Europe, avec le nombre moyen d'enfants par femme le plus élevé (voir les données comparatives d'ICF de l'Ined) et une croissance démographique positive largement due à son excédent naturel. Dans les autres grands pays européens, Allemagne et Royaume-Uni notamment, c'est au contraire le solde migratoire qui est à l'origine de la croissance démographique (voir les données d'eurostat).

Concernant les tendances longues de la fécondité en Europe, l'Ined publie une intéressante étude sur l'évolution de l'infécondité en Europe au cours du siècle dernier qui permet d'entrevoir les évolutions futures. La proportion de femmes sans enfant suit une courbe en U durant le XXe siècle, reflétant l'influence des changements socioéconomiques sur les comportements inféconds. Parmi les générations nées depuis 1960, les écarts de taux d'infécondité entre Européennes (de 8% à 25%) s'expliquent par le niveau d'instruction des femmes, mais surtout par les politiques familiales et des inégalités de genre dans un contexte de croissance de l'activité féminine. Les pays d'Europe du Sud, qui cumulent difficultés sur le marché de l'emploi et inégalités de genre, sont ceux où l'infécondité progresse le plus rapidement dans la période récente.

Les publications de l'Insee et de l'Ined :

Bilan démographique 2016, Insee Première n°1630, 17 janvier 2017.

"À nouveau en baisse, la fécondité atteint 1,93 enfant par femme en 2016"

Résumé

Au 1er janvier 2017, la France compte 66991000 habitants. Au cours de l'année 2016, la population a augmenté de 265000 personnes, soit une hausse de 0,4%. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel, différence entre le nombre de naissances et de décès.

En 2016, 785000 bébés sont nés en France. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de naissances diminue (–14000). L'indicateur conjoncturel de fécondité s'établit à 1,93 enfant par femme en 2016, en baisse par rapport à 2015. Il reste cependant le plus élevé d'Europe. Le nombre de décès atteint 587000 en 2016. Après avoir beaucoup augmenté en 2015, il baisse légèrement en 2016 (–7000). Les espérances de vie à la naissance, qui avaient diminué en 2015, retrouvent leur niveau de 2014 (85,4 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes).

En 2016, 235000 mariages ont été célébrés, dont 7000 entre personnes de même sexe. L'âge des mariés de sexe différent continue d'augmenter ; celui des mariés de même sexe diminue légèrement. Le Pacs poursuit sa progression et, en 2015, quatre Pacs ont été conclus pour cinq mariages célébrés.

Sommaire

  • Une croissance démographique ralentie depuis deux ans
  • Baisse des naissances pour la deuxième année consécutive
  • 1,93 enfant par femme en 2016 : la fécondité baisse
  • Moins de décès en 2016
  • Des espérances de vie en hausse
  • 235000 mariages en 2016

 

"La proportion de femmes sans enfant a-t-elle atteint un pic en Europe ?", Population et Sociétés n°540, Ined, janvier 2017.

Résumé

En Europe, les maternités sont devenues tardives et la fécondité faible : les femmes nées en 1974 ont eu chacune en moyenne 1,7 enfant. On s'attendrait à ce que la proportion de femmes sans enfant soit élevée, mais le taux d'infécondité des femmes nées dans les années 1970 est pourtant inférieur à celui des femmes nées 70 ans plus tôt, au début du XXe siècle. Près d'un quart des femmes nées en Europe dans la première décennie du XXe siècle n'ont pas eu d'enfant. Le taux d'infécondité diminue dans les générations suivantes, seule une femme sur dix en moyenne restant sans enfant parmi celles nées au début des années 1940. Le taux d'infécondité réaugmente ensuite, atteignant dans les générations nées à la fin des années 1960 en moyenne 15% en Europe du Nord et 18% en Europe de l'Ouest. C'est en Europe du Sud qu'il a le plus augmenté récemment – jusqu'à une femme sur quatre nées dans les années 1970 pourrait y rester sans enfant – en raison de la faiblesse des politiques familiales et des inégalités de genre encore très marquées qui rendent difficile la conciliation entre travail et famille.