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Importations des pays à bas salaire : quels gains pour les ménages ? Banque de France. Avril 2018.

Publié le 25/04/2018

Bloc-notes Éco, billet du 17 avril 2018.

par Juan Carluccio, Erwan Gautier et Sophie Guilloux-Nefussi.

Résumé

La part des importations des pays à bas salaire dans la consommation des ménages français a triplé de 1994 à 2014. Moins chères, ces importations ont exercé des pressions à la baisse sur l'inflation en France de 0,17 point de pourcentage par an en moyenne.

Cet effet transite par trois canaux : 1) le remplacement par les ménages dans leur consommation des produits domestiques par des produits importés de pays à bas salaire, 2) l'augmentation de la part de biens produits dans des pays à bas salaire dans les importations totales françaises, 3) la réduction par les entreprises françaises de leurs marges et de leurs prix en réaction aux pressions concurrentielles.

Cet effet direct des importations depuis 1994 représenterait un gain d'environ 1000 euros sur la consommation moyenne par ménage en 2014. Ne sont toutefois pas pris en compte ici les effets indirects de l'ouverture au commerce international sur le pouvoir d'achat, via les salaires et l'emploi.

 

Part des importations dans la consommation (en %)

Source : Carluccio et al. (2018) à partir des données des Douanes et de l'Insee

Note : Seules les importations de biens finaux entrant directement dans la consommation des ménages sont comptabilisées.