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La divergence, une maladie européenne ? CEPII. Septembre 2016.

Publié le 30/09/2016

Une étude qui permet de mieux comprendre les mécanismes qui sont à l'origine de la divergence macroéconomique entre pays de la zone euro. L'intégration monétaire, en permettant la convergence des taux d'intérêt nominaux des pays membres, aurait favorisé les déséquilibres sectoriels dans certaines économies de la "périphérie" de la zone. La forte baisse des taux d'intérêt réels dont celles-ci ont bénéficié aurait eu pour effet une augmentation des prix et des salaires dans le secteur abrité relativement au secteur exposé.

Blog du CEPII, billet du 30 septembre 2016.

par Sophie Piton.

Résumé

«L'euro n'a pas apporté la prospérité promise, mais la division et la divergence» a récemment affirmé J. Stiglitz. Comment l'intégration monétaire aurait-elle accentué la divergence entre ses pays membres ? Une récente étude du CEPII mesure l'effet de l'intégration monétaire sur la divergence des prix entre pays, en s'intéressant aux déséquilibres sectoriels.

 

Pour aller plus loin :

"Divergence des prix relatifs : une maladie européenne ?", par Sophie Piton, La Lettre du CEPII, n°369, septembre.

Résumé

À l'introduction de l'euro, l'afflux de capitaux des pays les plus riches de la zone vers ceux en rattrapage s'est dirigé vers les secteurs les moins innovants. Cette mauvaise allocation des ressources a alimenté de fortes hausses de prix dans ces derniers et a contribué à la divergence des taux d'inflation entre les pays de la zone euro. Alors que les prix dans les secteurs fortement exposés à la concurrence internationale (comme les activités industrielles, le transport ou encore le tourisme) ont convergé dans la zone, les prix dans les secteurs qui en sont abrités (le secteur immobilier, la grande distribution ou la distribution d'eau et d'énergie notamment) ont fortement divergé. La périphérie a ainsi connu une très forte hausse des prix dans les secteurs abrités relativement aux secteurs exposés, dont les bulles immobilières n'expliquent qu'une partie. En cause, non seulement une perte de productivité relative, mais également la forte baisse des taux d'intérêt dans les pays périphériques.