Insee Première n°1402, juin 2012.RésuméEn 2011, la dépense de consommation des ménages ralentit significativement : + 0,3% en volume, après + 1,4% en 2010. Elle contribue donc peu à la croissance économique (+ 1,7%). Les ménages épargnent davantage malgré le ralentissement de leur pouvoir d'achat (+ 0,5% après + 0,9%). En effet, l'accélération des prix (+ 2,1% après + 1,1%), du fait du renchérissement de l'énergie et de certains produits alimentaires, fait plus que compenser celle des revenus, notamment d'activité. Le manque de dynamisme de la consommation est dû en grande partie à la douceur exceptionnelle du climat de l'année 2011, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage. Le rythme de la consommation d'autres biens et services, en particulier de télécommunications, s'infléchit également. L'économie de l'information reste néanmoins tirée par les ordinateurs et les téléphones mobiles. La consommation en automobiles neuves diminue moins fortement qu'en 2010, alors que celle en services de transport accélère.
Sommaire - En 2011, le pouvoir d'achat et les dépenses des ménages ralentissent
- Les dépenses de chauffage reculent du fait des températures douces
- La consommation en automobiles neuves diminue, mais moins qu'en 2010
- Les produits technologiques restent plébiscités
- Les consommateurs achètent moins de DVD, de CD audio et de livres
- Les ménages privilégient l'épargne liquide au détriment de l'assurance-vie
- La consommation alimentaire s'accroît tandis que les achats de vêtements reculent
Encadré : Origines des écarts entre le déflateur de la dépense de consommation et l'indice des prix à la consommation