Trois numéros d'Insee Première de novembre 2009 sont consacrés à l'état et à l'évolution des inégalités de revenus, de niveaux de vie et de consommation en France.
Insee Première n°1264 :
"Les transferts en nature atténuent les inégalités de revenus"RésuméEn 2003, les ménages ont reçu 230 milliards d'euros de transferts en nature, essentiellement pour l'éducation et la santé. Ces transferts équivalent à 23% de leur revenu disponible et s'ajoutent aux transferts monétaires. Ils contribuent eux aussi à amoindrir les écarts de niveaux de vie entre les ménages les plus pauvres et les plus aisés : ils les réduisent à un rapport de 1 à 3.2, contre 1 à 5 avant transferts en nature. Les ménages les plus modestes et les familles bénéficient particulièrement des transferts liés à l'éducation, les plus âgés de ceux liés à la santé.
Sommaire- 230 milliards d'euros de transferts sociaux en nature en 2003.
- Les transferts en nature contribuent à réduire les inégalités entre ménages.
- Les dépenses d'éducation participent davantage à la réduction des inégalités que les dépenses de santé.
- Un tiers de la consommation effective des plus modestes pour la santé et l'éducation.
- Les transferts en nature liés à la santé sont prépondérants pour les plus âgés.
- Les transferts en nature liés à l'éducation sont importants pour les familles monoparentales.
Insee Première n°1265 :
"Les inégalités entre ménages dans les comptes nationaux. Des écarts plus marqués sur les revenus que sur la consommation"RésuméEn 2003, les 20% de ménages les plus aisés disposent de 40% du revenu disponible, la part du revenu reçue par les 20% les plus modestes atteignant quant à elle 8%. Cette diversité de situations concerne aussi la structure des dépenses de consommation : les ménages les plus modestes se signalent par la forte part des dépenses consacrée à l'alimentation et la part plus faible dédiée aux loisirs et à la culture. L'épargne des ménages est très fortement concentrée sur les hauts revenus ; les plus modestes, comme les plus jeunes, ont une épargne en moyenne négative. Les transferts privés compensent cependant en partie la faiblesse des revenus des ménages les plus pauvres.
Sommaire- Plus de 80% du revenu disponible dédié à la consommation.
- Le revenu disponible des ménages les plus aisés, cinq fois plus élevé que celui des plus modestes.
- Alimentation, loisirs et culture : une forme de "marqueurs sociaux".
- Un tiers du revenu disponible des ménages consacré aux dépenses pré-engagées, sauf pour les plus aisés.
- Les revenus des plus modestes peinent à couvrir leur consommation.
- Les transferts privés compensent en partie la faiblesse des revenus des plus jeunes.
Encadré : Aller au-delà du ménage "moyen".
Insee Première n°1264 :
"Les inégalités de niveaux de vie entre 1996 et 2007"RésuméLes inégalités de niveaux de vie observées par enquêtes ont peu évolué entre 1996 et 2007. Le premier décile de niveau de vie a augmenté plus vite que le neuvième et que la médiane. Les 10% des personnes situées aux deux extrêmes de la distribution des niveaux de vie ont vu la part qu'ils détiennent s'accroître, alors que la part détenue par les déciles intermédiaires a diminué. Ces évolutions ne rendent pas compte des hausses ou des baisses individuelles de niveau de vie au fil des années : entre 2003 et 2005, le niveau de vie d'une personne sur trois a varié de plus 30%, dans le sens d'une augmentation ou d'une diminution. Les inégalités sont plus marquées lorsqu'on observe le patrimoine.
Sommaire- Entre 1996 et 2007, le niveau de vie médian a augmenté de 16,7% en euros constants.
- Une croissance du premier décile plus rapide.
- La part de niveau de vie détenue par les catégories intermédiaires a baissé.
- Entre 2003 et 2005, autant de hausses individuelles de niveau de vie que de baisses.
- Le patrimoine est nettement plus concentré que les niveaux de vie.
Encadré : La mesure des revenus.