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Les enjeux de la formation. TrésorÉco. Mars 2016.

Publié le 25/03/2016

"Formation initiale et continue : quels enjeux pour une économie fondée sur la connaissance ?", Lettre Trésor-Éco n°165, 23 mars 2016.

Résumé

La formation, initiale et continue, a un rôle déterminant pour l'insertion des personnes sur le marché du travail en réduisant leur risque de chômage ainsi que sa durée et en leur permettant d'obtenir un salaire plus élevé. En France, comme dans les autres pays de l'OCDE, la hausse des salaires reçus suite à l'obtention d'un diplôme du supérieur dépasse nettement les coûts associés à l'obtention de ce diplôme (taux de rendement de 11,4%). Au-delà des personnes, la formation contribue à accroître la productivité, stimule l'innovation et le progrès technique, tend à réduire les dépenses sociales passives et permet une meilleure intégration dans la société. Ces effets positifs sur l'économie et la société justifient une participation publique à son financement.

La formation continue se substitue difficilement à la formation initiale. Au-delà de l'acquisition d'un diplôme, la formation initiale s'inscrit dans un processus cumulatif d'apprentissage tout au long de la vie : chaque apprentissage constitue une étape préalable indispensable aux apprentissages ultérieurs, ce qui implique deux conséquences. D'une part, l'éducation primaire revêt une importance particulière car les lacunes en termes de compétences à sa sortie sont difficiles à combler ultérieurement. D'autre part, la formation initiale facilite l'accès à la formation continue et accroit son efficacité. Ainsi, l'accès à la formation continue touche aujourd’hui principalement les salariés, et surtout les plus qualifiés. Elle bénéficie également aux entreprises qui les emploient, au travers de gains de productivité.

En France, d'après les résultats de l'enquête PISA 2012 de l'OCDE, la performance des élèves de 15 ans se situe dans la moyenne des pays développés avec toutefois un recul de la position française depuis 2000. De plus, les compétences des adultes (enquête PIAAC) à exploiter de l'information chiffrée ou écrite apparaissent relativement faibles en comparaison des autres pays de l'OCDE, mais le niveau de formation s'améliore de façon plus marquée que dans les autres pays pour les nouvelles générations, du fait de la hausse du nombre de diplômés du secondaire et du supérieur.

En 2014, environ 44% d'une classe d'âge était diplômés de l'enseignement supérieur en France contre en moyenne 38% dans l'union européenne. La France s'est donné comme objectif, de permettre à 60% d’une génération d'être diplômés du supérieur d'ici 2025. A cette fin, la hausse du nombre de diplômés de l'enseignement supérieur pourrait être atteinte par des mesures favorisant la hausse du taux de réussite des étudiants, actuellement faible pour les bacheliers technologiques et professionnels dans le premier cycle universitaire. Leur réussite pourrait être favorisée par le renforcement de l'accompagnement et de l'orientation et par une plus grande adaptation des parcours aux profils des étudiants.

La hausse du nombre de diplômés repose également sur une amélioration du niveau de compétences des élèves à l'entrée dans l'enseignement supérieur. Des enseignements primaire et secondaire de qualité constituent en effet des préalables indispensables à la poursuite et à la réussite d'études supérieures.