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Les maladies chroniques touchent plus souvent les personnes modestes et réduisent davantage leur espérance de vie. DREES, octobre 2022.

Publié le 12/10/2022

Études et Résultats n° 1243, 06 octobre 2022.

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Résumé

Entre 2016 et 2017, les 10 % les plus modestes de la population française développent plus souvent une maladie chronique que les 10 % les plus aisés, à âge et sexe comparables (2,8 fois plus de diabète, 2,2 fois plus de maladies du foie ou du pancréas, 2,0 fois plus de maladies psychiatriques, 1,6 fois plus de maladies respiratoires chroniques, 1,5 fois plus de maladies neurologiques ou dégénératives et 1,4 fois plus de maladies cardioneurovasculaires). En revanche, ils développent relativement moins de cancers. Ce constat ne tient cependant pas compte des éventuelles inégalités sociales devant le recours au dépistage et des différences selon le type de cancer.

Le risque de déclarer une maladie chronique est aussi très variable entre les groupes socioprofessionnels. Ainsi, les cadres et professions intellectuelles supérieures en développent moins souvent que les ouvriers et les employés.

Comme elles développent plus souvent des maladies chroniques, les personnes les plus modestes sont aussi plus nombreuses à vivre avec l'une de ces maladies, et ce, bien que leur mortalité soit relativement plus élevée lorsqu'elles sont malades. Les maladies chroniques accentuent les inégalités sociales en matière d'espérance de vie : sans elles, l'écart d'espérance de vie à la naissance entre les plus aisés et les plus modestes serait réduit de plus d'un tiers.

Sommaire

  • Les personnes les plus modestes ont 2,8 fois plus de risque de développer un diabète que les plus aisées
  • Le risque de développer une maladie respiratoire chronique est 1,4 fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres
  • Les plus modestes ont un risque 2,8 fois plus élevé de vivre avec une maladie psychiatrique que les plus aisés
  • Le risque de vivre avec un diabète est plus inégalitaire chez les femmes, celui de vivre avec une maladie psychiatrique l'est plus chez les hommes
  • Les ouvriers ont un risque 2,1 fois plus élevé que les cadres de vivre avec une maladie psychiatrique
  • Les maladies chroniques accroissent les inégalités en matière d'espérance de vie

Cliquez sur les images pour agrandir les figures.

Graphique : Ratio d'incidences standardisées entre ouvriers et cadres, selon la catégorie de maladie

Graphiques : Inégalités d'espérance de vie dues aux maladies chroniques

Source : Études et Résultats n° 1243, DREES, octobre 2022.

Pour aller plus loin :

Blanpain N., (2018), « L'espérance de vie par niveau de vie : chez les hommes, 13 ans d'écart entre les plus aisés et les plus modestes », Insee Première n° 1687, février.

de Rocquigny T., Ponthière G., (2020), « Economie de la mort - Episode 3/3 : Tous égaux face à la mort ? », Entendez-vous l'éco ?, un podcast de RadioFrance, janvier.