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Agriculture, services, industrie : quelles sont les activités les plus dynamiques en France ? Insee. Juillet 2018.

Publié le 30/07/2018

Quatre numéros d'Insee Première publiés en juillet 2017 proposent un bilan de l'activité productive et du commerce extérieur de l'agriculture (1 et 2), des services marchands (3) et de l'industrie manufacturière (4) en France dans la période récente.

1) L'agriculture en 2017 : la production se redresse, Insee Première n°1703, 5 juillet 2018.

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Résumé

En 2017, la valeur de la production agricole se redresse (+3,2%), du fait des volumes produits, sans compenser la chute de 2016 (–6,4%). Celle de la production végétale augmente de 1,9% : la forte remontée des volumes est en partie neutralisée par la baisse des prix. En revanche, la valeur de la production animale s'accroît nettement : les volumes poursuivent leur repli, mais les prix, notamment du lait, se redressent fortement.

Les charges des agriculteurs se réduisent pour la quatrième année consécutive. Cette évolution favorable vient s'ajouter à la hausse de la valeur de la production. Par conséquent, la valeur ajoutée de la branche agricole se raffermit nettement. Ainsi, après prise en compte des subventions d'exploitation et déduction des impôts sur la production, la valeur ajoutée brute au coût des facteurs augmente de 8,2% après une baisse de 9,0% en 2016. L'emploi agricole continue par ailleurs à décroître. Le solde des échanges extérieurs de produits agricoles se réduit. La contre-performance à l'exportation s'explique par la mauvaise récolte de céréales de 2016.

Sommaire

  • La valeur de la production agricole se redresse après sa chute en 2016
  • Production végétale : volumes en hausse, prix en baisse
  • Production animale : baisse des volumes, hausse marquée des prix
  • Les dépenses en intrants fléchissent à nouveau sous l'effet de la baisse des prix
  • La valeur ajoutée au coût des facteurs se redresse nettement en 2017
  • Encadrés : Échanges extérieurs : l'excédent continue à baisser – Rappel sur le compte 2017

2) L'agriculture française en Europe de 2000 à 2015 : au premier rang avec cependant une érosion de ses positions, Insee Première n°1704, 5 juillet 2018.

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Résumé

La France est le premier pays producteur agricole de l'Union européenne, à la fois pour les produits végétaux et les produits animaux (graphique 1).

Depuis le début des années 2000, la concurrence s'accroît, notamment avec l'entrée de nouveaux membres dans l'Union, et les anciens États membres tendent à spécialiser de plus en plus leurs productions. Au sein des productions végétales, la France conforte sa position dans les céréales, mais perd du terrain sur certaines productions emblématiques telles que le vin et les plantes industrielles. L'érosion est encore plus nette sur les productions animales. La France reste le premier producteur européen de bétail et de volailles, mais est désormais talonnée, suivant les produits, par l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne ou l'Espagne.

Sommaire

  • La France, premier pays producteur agricole de l'Union européenne
  • Une croissance européenne tirée par les productions végétales
  • Un rattrapage et une convergence des nouveaux États membres
  • Une tendance à la spécialisation des anciens États membres, sauf en Allemagne
  • Pour la France, une position plutôt renforcée pour les céréales, mais en recul pour les volailles et les bovins

Encadrés :

  • Comparaison des structures productives des différents pays
  • Prolongement sur 2016 et 2017 : des données provisoires sur des années atypiques pour la France

« Par ses productions importantes et diversifiées, la France est un pays agricole parmi les plus généralistes de l’UE »

Graphique 1 : Production de la branche agricole en 2015 par pays et par produits
Valeur de la production et premier pays producteur au sein de l'UE pour chaque produit agricole

Source : Insee Première n°1704, juillet 2018

3) Les services marchands en 2017 : la production accélère, favorisée par une demande soutenue, Insee Première n°1705, 6 juillet 2018.

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Résumé

En 2017, la valeur ajoutée des services marchands non financiers augmente de 3,7% en volume, après +2,4% en 2016. Cette progression est la plus élevée depuis 2006. La demande des entreprises et des administrations, achats courants ou investissements, s'accroît très vigoureusement (+4,3% après +2,6% en 2016). La consommation des ménages en services accélère (+2,0% après +1,7%), contrairement à celle en biens. La production de services spécialisés, scientifiques et techniques, de services informatiques et de traitement de données est particulièrement tonique (graphique 2). L'hébergement-restauration et les activités immobilières gagnent également du ressort. Dans ce contexte favorable, l'emploi dans les services accélère (+3,1% après +2,2%), tiré par l'intérim.

Sommaire

  • La valeur ajoutée des services progresse vigoureusement
  • La demande intérieure en services est très allante
  • La consommation des ménages en services résiste bien
  • La production accélère
  • Le dynamisme de l'emploi est favorisé par le bond de l'intérim
  • Les échanges extérieurs de services sont excédentaires

Graphique 2 : Évolution de la valeur ajoutée en volume par activité dans les services marchands en France entre 2009 et 2017

Source : Insee Première n°1705, juillet 2018

4) L'industrie manufacturière en 2017 : des créations d'emploi malgré une croissance en demi-teinte, Insee Première n°1706, 24 juillet 2018.

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Résumé

En 2017, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière augmente de 1,7%. Quoique plus vif qu'en 2016, ce rythme est inférieur à la croissance du produit intérieur brut.

Les activités les plus dynamiques sont la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques et celle de matériels de transport. En revanche, la situation se dégrade pour l'industrie agroalimentaire, marquée par une faible production viticole et la pénurie de beurre. Le déficit commercial se creuse fortement en raison de la hausse du cours du pétrole et de l'appréciation de l'euro (graphique 3). Dans ce contexte, l'industrie manufacturière crée néanmoins des emplois, pour la première fois depuis 2000.

Sommaire

  • L'industrie manufacturière est moins dynamique que les autres branches de l'économie
  • La fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques est en essor
  • L'industrie agroalimentaire reste en difficulté
  • La demande intérieure ralentit
  • Bond des exportations
  • Le déficit commercial se dégrade néanmoins fortement
  • 5 400 créations nettes d'emploi dans l'industrie manufacturière
  • Les gains de productivité ne retrouvent pas leur rythme d'avant-crise
  • Encadré : Une production de 783 milliards d'euros

Graphique 3 : Solde du commerce extérieur de la France selon les branches manufacturières en valeur

Source : Insee Première n°1706, juillet 2018

Des études détaillées sur certaines branches industrielles ont également été publiées :

La production des portes, fenêtres et fermetures en France, une spécialisation sur l'aluminium, Insee Focus n°120, 19 juillet 2018.

La production de ciments en France : une industrie très concentrée, Insee Focus n°121, 25 juillet 2018.

Le sac à main, produit phare de la maroquinerie française, Insee Focus n°122, 26 juillet 2018.