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Brexit : quelles conséquences pour le budget européen et la finance dans l'UE ? Décembre 2017.

Publié le 20/12/2017

Le budget européen et le secteur de la finance sont des domaines qui vont être affectés par la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Deux articles publiés par la Fondation Robert Schuman et le Conseil d'analyse économique analysent de manière détaillée ces effets. Le premier apporte un éclairage sur les conséquences non négligeables du Brexit pour le budget et la politique budgétaire de l'UE. Le second examine l'impact du Brexit sur la stabilité et la fragmentation du marché de la finance en zone euro et sur la concurrence entre les places financières continentales pour attirer des entreprises du secteur.

1) "Les conséquences budgétaires du Brexit pour l'Union européenne", Fondation Robert Schuman, Question d'Europe n°454, 4 décembre 2017.

Version imprimable.

par Nicolas-Jean Brehon, enseignant en Master de finances publiques à Paris I Panthéon Sorbonne.

Résumé

Les Britanniques ont toujours parlé des relations budgétaires du Royaume Uni avec l'Union européenne de façon directe et sans complexe. Il y eut le légendaire "I want my monney back" de Margaret Thatcher en 1979. Les États ont admis, en 1984, le principe d'une correction budgétaire pour le Royaume-Uni. Le vote en faveur du Brexit repose en partie sur la volonté "de ne plus payer pour les Européens". Le sujet a toujours été tabou pour les autres États membres. Chaque État dénonçant, dès qu'il le pouvait, la singularité et le manque de solidarité budgétaire britannique.

Comme tout divorce, le Brexit aura un coût. Pour les deux camps, mais dans le présent article, les conséquences budgétaires sont vues du seul point de vue européen. Du côté de l'Union, le Royaume-Uni est un partenaire budgétaire plus important qu'il n'y paraît. Son poids va bien au-delà de sa seule contribution au budget. Les effets indirects du Brexit sur la politique et la négociation budgétaires semblent même déterminants. Certains États membres vont bientôt s'en apercevoir. Cet aspect a été négligé.

Cette note vise à décrire l'éventail des sujets qui devraient être appréhendés. Il y a deux temps d'analyse : la facture du divorce et l'après-Brexit.

Sommaire

Partie 1 : L'Union européenne face au Royaume-Uni. Le "casse-tête budgétaire" de la facture du Brexit

1. Le contexte de la négociation budgétaire : données budgétaires, procédures, positionnement des parties
2. La facture jusqu'au 29 mars 2019 : les restes à liquider, la baisse de la contribution britannique due à l'effet richesse, les coûts induits
3. 2019-2021, années de tous les dangers

Partie II : Les conséquences du Brexit sur la politique et la négociation budgétaires

1. Les conséquences sur le montant du budget : l'Allemagne perd son meilleur allié
2. Les conséquences du Brexit sur la structure et le contenu du budget européen : vers une victoire posthume britannique ?
3. Le débat sur les rabais. L'Union européenne perd son bouc émissaire mais la question des soldes nets reste posée

2) "Brexit : saisir les opportunités et limiter les risques dans la finance", Note du Conseil d'analyse économique n°45, décembre 2017.

par Anne-Laure Delatte (CEPII, membre du CAE) et Farid Toubal (ENS Paris-Saclay, membre du CAE).

Résumé

La grande place financière de la zone euro est aujourd'hui sans conteste la City de Londres. Le Brexit soulève ainsi des questions spécifiques pour la finance. Selon l'accord de sortie qui sera conclu, Londres pourrait perdre son «passeport financier», c'est-à-dire la possibilité, pour ses entreprises du secteur financier et des assurances, d'offrir leurs services dans tous les pays de l'Union sans y être dûment implantées, régulées et contrôlées. Ce passeport bénéficie aujourd'hui non seulement aux banques britanniques, mais surtout aux sociétés de pays tiers qui utilisent la capitale britannique comme tête de pont en Europe.

Dans cette Note du CAE, les deux auteurs abordent successivement deux sujets : d'une part, les conséquences du Brexit sur la stabilité et la fragmentation financière en zone euro et, d'autre part, la concurrence entre places financières continentales pour attirer des entreprises du secteur.

Sommaire

• Le Brexit renforce la nécessité de marchés financiers intégrés et solides au sein de l'Union européenne

Les risques d'arbitrage réglementaire
Le rôle systémique des chambres de compensation
L'union des marchés de capitaux

• La place de Paris dans la concurrence européenne

• Les déterminants de la localisation

• Atouts et handicaps de la France

Une population francilienne nombreuse et bien formée
Des infrastructures de transport qui doivent être repensées et développées
La réforme du marché du travail peut contribuer à l'attractivité de Paris à moyen terme
Fiscalité, cotisations sociales et coût du travail qualifié

Encadrés :

1. Les enjeux de stabilité en cas de crise grave touchant une chambre de compensation
2. Mesurer l'attractivité des places financières à travers la localisation des filiales d'entreprises étrangères
3. Les facteurs explicatifs de l'attractivité financière
4. Le salaire des cadres