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Filles et garçons sur le chemin de l'égalité. MEN. Mars 2016.

Publié le 10/03/2016

Chaque année, à l'occasion du 8 mars, le Ministère de l'Education nationale publie un ensemble de données statistiques sur la réussite comparée des filles et des garçons depuis l'école jusqu'à l'entrée dans la vie active. Cette série met en évidence des différences selon les sexes en matière de parcours et de réussite des jeunes, de choix d'orientation et de poursuite d'études entre filles et garçons, qui auront des incidences ultérieures sur l'insertion dans l'emploi ainsi que sur les inégalités professionnelles et salariales entre les femmes et les hommes.

Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur. Parcours scolaires, diplômes, insertion. Édition 2016.

L'essentiel des résultats de l'édition 2016

Cette publication reflète l'engagement du système éducatif dans les objectifs de mixité et d'égalité, objectifs déclinés dans la convention interministérielle pour 2013-2018. Elle constitue un état de situation national, que les acteurs locaux peuvent décliner au niveau académique et au niveau des établissements scolaires.
Plusieurs constats peuvent être tirés de ces données. Tout d'abord, les garçons réussissent toujours moins bien que les filles à l'école. Ils ont plus souvent des difficultés en lecture et poursuivent moins souvent des études longues : 17% des garçons sortent de formation initiale sans diplôme, contre 12% des filles. Les filles obtiennent plus souvent le baccalauréat et plus souvent avec une mention «bien» ou «très bien», notamment en série S. Cette réussite scolaire des filles ne se traduit cependant pas dans la situation professionnelle à la sortie du lycée ou de l'apprentissage : à diplôme équivalent, les filles s'insèrent moins bien dans l'emploi que les garçons. Enfin, des différences persistent dans l'orientation et le choix des spécialités, notamment en ce qui concerne les sciences et technologies. Les filles s'orientent davantage vers l'enseignement général et technologique, mais optent moins souvent pour les filières scientifiques : bien qu'en augmentation de 6 points depuis 2000, la part des filles en terminales scientifiques (S, STI2D et STL) atteint à peine 42% en 2014. Dans l'enseignement professionnel, les filles sont quasiment absentes des spécialités de la production (14%). Dans le même temps, les femmes sont nettement plus souvent diplômées de l'enseignement supérieur ; elles demeurent très minoritaires parmi les ingénieurs (29%) et les docteurs en sciences (39%).

 

Sur la question de l'insertion professionnelle des filles et des garçons, nous vous signalons également deux publications du Céreq :

"Les débuts de carrières des femmes diplômées des filières scientifiques", Net.Doc n°155, mars 2016.

Résumé : Cet article analyse les débuts de carrières de jeunes femmes ayant réussi dans des filières scientifiques peu féminisées de l'enseignement supérieur. Ces jeunes femmes subissent, dès les premières années de vie active, une pénalité salariale par rapport aux hommes. Cette pénalité est associée à leur moindre accès à certains statuts, fonctions et domaines monétairement valorisés par le marché du travail. De plus, leurs difficultés à intégrer les emplois les plus valorisés ne se résorbent pas avec le temps.

"L'insertion des hommes et des femmes à l'issue des formations très féminisées", Focus du Céreq, mars 2016.

Résumé : Les jeunes hommes, traditionnellement favorisés par rapport à leurs consœurs sur le marché du travail, bénéficient également, lorsqu'ils sont issus d'une formation fortement féminisée, d'un avantage certain en termes d'insertion professionnelle. Une communication de Thomas Couppié et Dominique Epiphane, chargés d'études du Céreq, lors des XXIIèmes Journées du Longitudinal (décembre 2015).