Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Navigation
Vous êtes ici : Accueil / Actualités / Rapports, études et 4 pages / La compétitivité des économies mesurée par le commerce en valeur ajoutée. Banque de France. Janvier 2017.

La compétitivité des économies mesurée par le commerce en valeur ajoutée. Banque de France. Janvier 2017.

Publié le 10/01/2017

En raison de la fragmentation croissante des processus productifs entre différents pays, les exportations de chaque économie incorporent de plus en plus d'importations. Ainsi, la valeur ajoutée (VA) créée par les entreprises exportatrices sur un territoire national renferme une VA importée croissante, incorporée dans une partie de leurs intrants. Or, la mesure habituelle de la compétitivité internationale d'une économie par ses parts de marché dans les exportations brutes mondiales ne permet pas de prendre en compte le contenu en importation des exportations, ni la part de VA produite pour la demande nationale, c'est-à-dire les performances des entreprises nationales sur leur propre marché. Ce numéro de Rue de la Banque propose un indicateur de parts de marché globales en VA qui permet de dépasser ces deux limites. Il montre que la mesure du commerce en VA permet de relativiser les écarts de performances économiques des grands pays européens et la tendance à la polarisation des activités productives soumises à la concurrence internationale au sein de l'UE.

Rue de la banque n°36, 4 janvier 2017.

par Rafael Cezar, Adrien Duguet, Guillaume Gaulier, Vincent Vicard.

Résumé

L'indicateur des parts de marché à l'exportation est l'un des principaux outils de mesure de la compétitivité des économies. Ce Rue de la Banque présente un indicateur de parts de marché en valeur ajoutée, plus élaboré, qui prend en compte le contenu en importation des exportations et le positionnement des entreprises sur leur marché national, deux dimensions dont ne rendent pas compte les exportations brutes rapportées à la demande mondiale. Entre 1995 et 2011, l'Allemagne et l'Espagne perdent du terrain sur leur propre marché alors qu'elles résistent bien à la montée des pays émergents sur les marchés extérieurs. La France connaît une érosion plus forte de ses parts de marché mesurées par les exportations brutes mais résiste mieux sur son marché national  ; elle affiche une performance comparable à celle de l'Allemagne lorsque les mesures sont réalisées à l'aide de cet indicateur élargi en valeur ajoutée.