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La justice climatique, sésame de la COP 21. OFCE. Septembre 2015.

Publié le 30/09/2015
Blog de l'OFCE, billet du 29 septembre 2015.

par Eloi Laurent (OFCE/Sciences Po et Stanford University).

Résumé

Les négociations climatiques ne peuvent pas se limiter à une discussion technique entre experts sur la foi de données scientifiques : elles doivent prendre la forme d'un dialogue politique ouvert nourri par une réflexion éthique qui implique les citoyens. Sur quoi doit porter ce dialogue ? Alors que la COP 21 s'ouvre dans deux mois à Paris, il apparaît de plus en plus clairement que la clé d'un possible accord n'est pas l'efficacité économique mais la justice sociale. La "croissance verte" est une ambition du siècle passé qui n'a qu'un faible pouvoir mobilisateur dans un monde rongé par les injustices. Il importe bien plutôt de souligner le potentiel d'égalité d'une action résolue contre le changement climatique, au plan national et global.


Pour aller plus loin :

Eloi Laurent, "Comment répartir le budget carbone à la COP 21", Working Paper n°2015-20, septembre 2015.
Résumé : Cet article se propose de passer en revue différents critères d'équité pour mesurer les émissions de CO2 des principaux pays responsables du changement climatique en vue de répartir justement le budget carbone lors de la prochaine négociation de Paris, en décembre 2015 (COP 21). Il montre notamment qu'il est possible, dans cette perspective, de bâtir à partir de données fiables un critère hybride de justice climatique relativement simple tenant compte des émissions de consommation, de la responsabilité historique, du niveau de la population et du niveau de développement.

Stéphane Dion, Eloi Laurent, "Agir pour le climat après l'accord de Paris", Working Paper n°2015-21, septembre 2015.
Résumé : Nous proposons dans cet article de basculer les négociations climatiques de leur logique actuelle fondée sur les quantités vers une logique de prix. Notre proposition s'appuie d'une part sur un budget carbone axé sur le respect de la limite de deux degrés, menant à l'établissement d'une trajectoire différenciée, caractérisée par l'instauration de tarifs carbone progressivement convergents, chaque pays étant libre de déterminer la panoplie d'instruments qu'il désire employer pour augmenter son propre tarif. D'autre part, notre régime de prix du carbone apporte une solution à la question des inégalités entre pays (par un système de modulation et de compensations) et des inégalités internes à chaque pays (en accélérant l'adaptation des modes de financement).