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Les hauts salaires dans le secteur privé. Insee. Mai 2020.

Publié le 30/05/2020
Davantage de directeurs que de traders et de footballeurs

Des données récentes pour illustrer la mesure des inégalités de revenus à l'aide du « top 1 % », au programme de l'enseignement de SES en terminale (chapitre « Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale ? »

Insee Première n° 1800, 28 mai 2020.

par Emmanuel Berger, Odran Bonnet.

Infographie.

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Résumé

En 2017, 1 % des salariés du secteur privé perçoivent plus de 8 680 euros nets par mois en équivalent temps plein. Cela correspond à 7,5 fois le Smic. Ce top 1 %, qui comprend 163 000 salariés, ne forme pas un ensemble homogène de professions et présente de fortes disparités de rémunérations. Tout en haut de l'échelle salariale, les 1 000 salariés les mieux rémunérés perçoivent notamment plus de 89 530 euros nets par mois.

Majoritairement des hommes de plus de 50 ans et très souvent travaillant à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, les salariés du top 1 % occupent principalement des postes de direction ou de cadres dans les entreprises et les banques. Tout en haut de l'échelle salariale, dans le top 1 000, la part des dirigeants salariés, des cadres d'état-major des grandes entreprises et des cadres du secteur financier s'accroît encore au détriment de celle des autres cadres ; celle des sportifs professionnels devient significative.

En 2017, les salariés du top 1 % détiennent 8,0 % de la masse salariale du secteur privé. Cette part augmente depuis la fin des années 1990, surtout tirée par les plus hautes rémunérations. Sur la période, cette hausse a été momentanément interrompue par la crise de 2008-2009.

En 2017, 1 % de l'ensemble des personnes en emploi (salariés du privé et du public ainsi que non-salariés) perçoivent un revenu d'activité mensuel moyen supérieur à 9 490 euros. Parmi eux, 42 % sont non-salariés, principalement médecins libéraux ou avocats.

Sommaire

  • En 2017, 1 % des salariés du privé perçoivent plus de 8 680 euros nets par mois en équivalent temps plein, et 1 000 d'entre eux plus de 89 530 euros
  • Les hauts salaires : davantage de directeurs que de traders et de footballeurs
  • Les hauts salaires, surtout à Paris et dans les Hauts-de-Seine
  • Les hauts salaires : peu de femmes de moins de 40 ans, beaucoup d'hommes de plus de 50 ans
  • Le top 1 % et le top 1 000 : des salaires plus volatils
  • La part de la masse salariale perçue par le top 1 % en hausse depuis vingt ans
  • Encadré : Les plus hauts revenus d'activité : moitié de salariés du privé, moitié de non-salariés
Le top 1 %
Répartition des hauts salaires en équivalent temps plein par secteur d'activité, profession et âge en 2017
  Top 1 % Top 0,1 % Top 1 000 Ensemble du privé
Dirigeants salariés 17 24 29 2
Cadres d'état-major (entreprises de plus de 500 salariés) 9 15 16 0
Cadres administratifs et commerciaux 23 18 13 6
Cadres financiers, économiques et comptables 12 12 10 2
Ingénieurs et cadres techniques 23 13 6 8
Cadres des marchés financiers et des banques 7 10 11 1
Sportifs professionnels 1 4 11 0
Avocats, professions médicales, artistiques et divers cadres 4 2 2 2
Autres 4 2 1 79

Source : Insee Première n° 1800, mai 2020.

Graphique : Part des femmes et des hommes parmi les hauts salaires en EQTP* en 2017

Source : Insee Première n° 1800, mai 2020.

Voir aussi : 

Les hautes rémunérations dans la fonction publique. Insee. Février 2019.

Pourquoi de si hauts salaires dans la finance ? CEPII. Juillet 2017.