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Municipales 2020 : une élection si particulière. CEVIPOF. Novembre 2020.

Publié le 23/11/2020

Enquête sur les maires de France - Note d'analyse, Sciences Po CEVIPOF, note #5, 19 novembre 2020.

par Martial Foucault.

Principaux enseignements de l'enquête : Communiqué de presse de l'Observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/SciencesPo.

Présentation de l'étude

Prévues les 15 et 22 mars 2020, les élections municipales se sont finalement tenues le 15 mars et le 28 juin. Jamais une élection locale n'avait dû être interrompue pour une si longue période. La crise COVID-19 a eu pour premier effet tangible de suspendre nos institutions démocratiques locales. La décision de reporter le second tour a été prise à la suite du record d'abstention pour une élection municipale (44,7 % au premier tour) et de l'accélération du nombre de personnes infectées par le coronavirus à cette période.

L'installation des nouveaux maires a eu lieu au cours des mois de juin et juillet 2020. Avant cela, près de 85 % des municipalités ont été le théâtre d'une situation inédite avec la présence de trois catégories distinctes de maires. D'une part, les maires sortants réélus dès le 15 mars qui ont continué de gérer l'urgence sanitaire et d'autre part, les maires sortants battus dès le premier tour ou en ballotage pour un second tour qui n'ont pu céder immédiatement leur fauteuil et ont dû prolonger leur mandat de trois mois. Bien que mobilisés pour répondre aux demandes des citoyens, des entreprises, des associations, ils ont dû parfois composer avec les tensions liées au verdict des urnes. Il existe enfin une troisième catégorie de maires : ceux qui n'étaient pas candidats à leur propre succession et qui ont eu, eux-aussi, à assurer cet intérim démocratique.

La mobilisation des équipes municipales pendant le printemps et, de nouveau, depuis la recrudescence du virus en septembre 2020 a tantôt mis en avant la parfaite coordination entre les services déconcentrées de l'État et les maires et tantôt réveillé le spectre d'une vision jacobine de la gestion de crise.

C'est dans ce contexte que la troisième enquête de l'Observatoire de la démocratie de proximité, en partenariat avec l'Association des Maires de France, livre plusieurs enseignements sur le profil sociodémographique des nouveaux maires élus, leur trajectoire avant d'occuper cette fonction mais également sur leur état d'esprit et leur regard sur la gestion de la crise COVID.

Sommaire

1. L'abstention record

1.1. Profil des maires élu.e.s en 2020
1.2. Ancrage local

2. La gestion de la crise sanitaire

2.1. Une organisation de l'État en souffrance
2.2. Les sources d'insatisfaction et d'impuissance de l'action publique

3. Les maires face aux faits de violences symbolique et physique

3.1. Ampleur du phénomène
3.2. D'une violence personnalisée à une violence communale

4. Situation financière

Quelques graphiques extraits de la publication :

Cliquez sur les images pour agrandir les graphiques.

Graphique : Taux de participation au 1er tour des élections municipales, 1971-2020

Graphique : Féminisation de la fonction de maire (en %), 1959-2020

Source : Enquête sur les maires de France, Note de recherche #5. Novembre 2020.

Pour en savoir plus :

Le Dossier Élections municipales 2020 sur le site du Cevipof.

Résultats des élections municipales 2020 sur le site du Ministère de l'intérieur.

Foucault M. (2020), Maires au bord de la crise de nerfs : La démocratie locale peut-elle survivre ? La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, janvier (présentation éditeur).

Rouban L. (2020), Quel avenir pour les maires ? La Documentation française, coll. Doc' en poche. Place au débat, octobre (présentation éditeur).