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Taux d'intérêt très bas: symptôme et opportunité. CAE. Décembre 2016.

Publié le 10/12/2016

Note du Conseil d'Analyse Économique n°36, 7 décembre 2016.

par Xavier Ragot, Christian Thimann et Natacha Valla.

Lire le communiqué de presse.

Résumé

A l'automne 2016, l'Etat français emprunte à taux nominaux négatifs à 5 ans et à des taux très faibles à horizons plus longs. La situation, commune à tous les pays développés, est inédite car la faiblesse des taux d'intérêt s'accompagne d'une inflation très faible et non d'une poussée inflationniste. Ce phénomène s'explique par des facteurs structurels, comme la démographie ou le développement chinois, auxquels s'ajoute une dimension conjoncturelle avec l'action des banques centrales. Souhaitables dans une économie déprimée, des taux durablement faibles ne seraient toutefois pas sans risques financiers : formation de bulles spéculatives, fragilisation des institutions financières. Dans cette note du CAE, les auteurs, Xavier Ragot, Christian Thimann et Natacha Valla, soulignent tout d'abord que la politique économique française a peu de prise sur les taux à court terme. Ils font ensuite des propositions pour transformer les taux d'intérêt bas en une opportunité pour réorienter la dépense publique vers le long terme et réformer les politiques de l'épargne, aussi bien au niveau français qu'européen.

Sommaire

1. La faiblesse des taux réels : un phénomène mondial et européen

2. Conséquences des taux bas pour les différents acteurs de l'économie

  • Les administrations publiques favorisées par la baisse des taux
  • Les effets redistributifs entre ménages
  • Secteur financier : nuages à l'horizon

3. Quelles politiques publiques ?

  • En Europe, des politiques macroéconomiques davantage tournées vers la croissance
  • Finances publiques : plus d'investissement, moins de dépenses courantes
  • Ménages : mieux épargner sur le long terme