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COVID-19 et stagnation séculaire. Société générale. Janvier 2021.

Publié le 02/03/2021

Une synthèse très complète sur la récession mondiale provoquée par la pandémie, qui pourrait, selon l'autrice, aggraver le risque de stagnation séculaire en raison de l'augmentation des inégalités et de l'aversion au risque. D'où la nécessité de repenser la politique macroéconomique en privilégiant la politique budgétaire, qui s'avère particulièrement efficace quand les taux d'intérêt sont à zéro, et qui est à même de placer les économies sur une trajectoire de croissance soutenue, inclusive et écologiquement soutenable. Deux fiches pédagogiques (2 pages, utilisables en classe) sur la notion de « stagnation séculaire » et ses facteurs viennent compléter cette étude.

Risk & Opportunities n° 14, 12 janvier 2021.

par Marie-Hélène Duprat.

Résumé

Malgré le soutien hors normes des politiques budgétaires et monétaires, la pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour la contenir – incluant des confinements et mises à l'arrêt sans précédent de l'activité économique – ont plongé l'économie mondiale dans la récession la plus profonde de l'histoire moderne. Au-delà de son impact sur la santé publique et des pertes de production considérables à court terme, la pandémie a d'ores et déjà imprimé une marque indélébile sur l'économie mondiale.

La présente étude suggère qu'en l'absence d'un programme d'actions plus audacieuses en matière de politique économique, le choc causé par la COVID-19 laissera des cicatrices profondes et durables sur l'économie mondiale en exacerbant les vulnérabilités préexistantes, en érodant la production potentielle et en intensifiant les forces pouvant conduire à une « stagnation séculaire ». Cette analyse repose notamment sur la perspective d'un changement durable des comportements et croyances. En effet, le choc provoqué par la COVID-19 est susceptible de déclencher, au sein du secteur privé, une hausse structurelle de l'aversion au risque stimulant l'épargne de précaution des ménages et pesant sur les investissements des entreprises. D'où le risque d'une insuffisance chronique de la demande globale empêchant les économies de réaliser leur potentiel. En outre, la pandémie donne une formidable impulsion à la transition numérique, ce qui contribuera à accroître les inégalités sociales, elles-mêmes facteur de stagnation séculaire, car elles favorisent une propension accrue des populations à épargner.

Sommaire

1. Hystérèse

2. L'ombre projetée par la crise financière de 2008

2.1 Politique de taux d'intérêt zéro ou proches de zéro
2.2 Les effets de richesse et d'endettement en soutien de la croissance

3. Stagnation séculaire

3.1 La limite inférieure effective sur les taux a été, et continuera d'être, un gros problème
3.2 Piégés dans un monde de taux d'intérêt naturels bas
3.3 Excès d'épargne
- Dégradation du potentiel de croissance et recul de l'appétit pour l'investissement
- Atonie de la demande globale et augmentation de l'appétit pour l'épargne
- L'hypothèse de la stagnation séculaire

4. Le choc provoqué par la COVID-19 aggrave le problème de l'excès d'épargne

4.1 Hausse de l'aversion au risque
4.2 Accroissement des inégalités

5. Comment lutter contre la stagnation séculaire ?

5.1 La nécessité de repenser la politique macroéconomique
5.2 La COVID-19 est-elle un game changer pour la politique macroéconomique ?

Encadrés :

  • Le taux d'intérêt naturel
  • Une énigme restant à résoudre : le ralentissement de la productivité

 

Stagnation séculaire, L'économie pour tous n° 24, 22 février 2021.

par Marie-Hélène Duprat.

Résumé

Dans la foulée de la Grande Récession de 2008-2009, la notion de « stagnation séculaire » a fait son retour sur le devant de la scène académique. Les années qui ont suivi la crise ont en effet vu nombre d'économies développées enregistrer une croissance anormalement atone, l'inflation rester obstinément faible et les taux d'intérêts réels poursuivre leur baisse tendancielle. La Grande Dépression de 2020 pourrait aggraver ces tendances.

Sommaire

  • Le concept de « stagnation séculaire »
  • L'hypothèse de la stagnation séculaire
  • Excès d'épargne sur l'investissement
  • Le choc causé par la COVID-19 aggrave le problème de l'excès d'épargne

 

► Stagnation séculaire : entre l'offre et la demande, L'économie pour tous n° 25, 2 mars 2021.

par Marie-Hélène Duprat.

Résumé

Comme l'a souligné Paul Krugman, lauréat du prix Nobel d'économie en 2008 : « La productivité n'explique pas tout, mais sur le long terme, elle explique presque tout ». La croissance de la productivité a nettement ralenti au sein des pays avancés depuis le milieu des années 2000. Pour Robert Gordon, la faiblesse persistante des gains de productivité devrait conduire à une stagnation séculaire aux États-Unis (et ailleurs).

Sommaire

  • Déclin des gains de productivité
  • COVID-19 et le big bang de l'accélération numérique
  • Le défi de de la montée en gamme du capital humain

 

Pour aller plus loin :

Pascal Le Merrer (2018), La croissance s'épuise-t-elle ?, SES-ENS [en ligne], janvier.

Gilles Dufrénot (2018), La stagnation séculaire : quels enjeux pour les pays industrialisés ?, SES-ENS [en ligne], mai.