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La courbe de Phillips n'est pas celle que vous croyez. CEPII. Avril 2021.

Publié le 25/04/2021

Lettre du CEPII n° 417, avril 2021.

par François Geerolf.

Résumé

Maintes fois bousculée, la courbe de Phillips aurait fini par s'aplatir, même dans sa version la plus sophistiquée, faisant intervenir anticipations d'inflation et taux de chômage naturel. Une nouvelle loi économique à mettre au placard, avec toutes celles qui ne fonctionnent plus ? Plutôt une erreur de conception originelle qui tient à l'époque où elle a été mise en évidence. Car la courbe de Phillips existe bien pour les pays en régime de changes fixes, hier comme aujourd'hui : un cadre dans lequel la relation du taux de chômage à l'inflation et celle à l'appréciation du taux de change réel se confondent. C'est ainsi qu'en réalité se cache derrière la courbe de Phillips traditionnelle une relation entre taux de chômage et variation du taux de change réel, qui s'observe quel que soit le régime de changes, contrairement à la courbe de Phillips traditionnelle. Une erreur qui en a entraîné beaucoup d'autres car, en matière de politique économique, ni les diagnostics ni les arbitrages ne sont les mêmes.

Sommaire

  • La courbe de Phillips : un pilier de la macroéconomie pas très stable
  • Un pilier solide : la courbe de Phillips du taux de change
  • La courbe de Phillips du taux de change offre une autre vision de la politique économique

Cliquez sur l'image pour agrandir le graphique.

Source : Lettre du CEPII n° 417, avril 2021.

Une présentation audio

François Geerolf, La baisse du chômage est-elle encore un moteur de l'inflation ?, Blog du CEPII, audio du 28 mai 2021.

Depuis une trentaine d'années, l'inflation reste au plancher dans les pays avancés. Dans la zone euro par exemple, elle n'a dépassé les 4 % que lors de la crise de 2008 et se maintient depuis autour d'une moyenne de 1,3 % par an. L'une des causes pourrait être le taux de chômage et la faible dynamique des salaires qui en découle. La courbe de Phillips montre empiriquement une corrélation entre salaires nominaux et chômage, mais cette explication n'est-elle pas trop simple ? Éléments de réponse avec François Geerolf, professeur assistant à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) et conseiller scientifique au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII). Une interview par Thibault Lieurade publiée sur The Conversation le 27 mai 2021.

A lire également :

Artus P., Un état des lieux sur la Courbe de Phillips aux États-Unis et dans la Zone euro, Natixis, Flash Économie n° 264, 9 avril 2021.

Tout ce qu'il faut oublier de la macroéconomie traditionnelle. Natixis. Mars 2021.