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Problèmes intergénérationnels : incertitudes sur les effets du vieillissement, certitudes sur les difficultés des jeunes. Natixis. Novembre 2021.

Publié le 14/11/2021

Flash Économie n° 790, 10 novembre 2021.

par Patrick Artus.

Résumé

L'analyse démographique et intergénérationnelle va prendre une importance croissante dans les pays de l'OCDE.

D'une part, il faut admettre une forte incertitude sur les effets économiques du vieillissement. En théorie, on attend le report de l'épargne vers les actifs sans risque (ce qui pose problème alors qu'il faut financer des investissements risqués et d'horizon long), le recul du taux d'épargne, la hausse des taux d'intérêt réels et l'inflation (ce qui pose problème dans des économies très endettées). Mais est-on sûr que ces évolutions théoriques vont avoir lieu ? L'exemple du Japon semble montrer l'inverse.

D'autre part, il est certain que la situation des jeunes est devenue de plus en plus difficile : dans beaucoup de pays, faiblesse de la qualité du système éducatif et taux de chômage élevé des jeunes ; dégradation de la qualité des emplois ; hausse forte des prix de l'immobilier ; dettes publiques qui n'ont pas comme contrepartie des investissements publics efficaces.

Pour aider les jeunes, on peut accroître les dépenses publiques en leur faveur (éducation, formation, accès au logement), mais cela sera difficile si dans le même temps le vieillissement démographique réduit l'épargne, accroît les taux d'intérêt et augmente les dépenses publiques de retraite.

Pour aller plus loin :

Hippolyte d'Albis (2019), Toutes les générations sont-elles égales ?, Conférence, SES-ENS, mars.

Jean-Baptiste Lézat-Eiffel (2021), La crise du COVID-19 et le risque d'une génération sacrifiée, Bloc-note Éco, billet n° 242, 6 décembre.