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Quel impact de la demande autonome de liquidité sur la normalisation de la politique monétaire ? Banque de France. Janvier 2019.

Publié le 21/01/2019

Bloc-notes Éco, billet du 15 janvier 2019 (blog de la Banque de France).

par Pierre Guerin, Adrian Penalver et Pierre-François Weber.

Résumé

L'excédent de liquidité1 dans la zone euro a augmenté moins vite que les injections liées à la politique monétaire non conventionnelle. Une partie de la liquidité a été absorbée par les dépôts non monétaires ouverts dans les banques centrales nationales. Le rythme avec lequel la liquidité se raréfiera à mesure de la normalisation monétaire – entrainant à terme une dérive des taux interbancaires au-dessus du taux de la facilité de dépôt – dépendra aussi de l'évolution et du niveau de la demande autonome de liquidité.

1. L'excédent de liquidité désigne la liquidité disponible dans le système bancaire qui excède les besoins stricts des banques, pour répondre à la demande d'espèces formulée par les clients des banques ou pour satisfaire aux exigences de réserves obligatoires (1% des dépôts). Cette liquidité en excédent se trouve sur les comptes courants des banques de second rang auprès de la banque centrale ou est placée sur la facilité de dépôt de la BCE. Depuis juin 2014, le taux d'intérêt de la facilité de dépôt et des réserves excédentaires est négatif.

Un excédent de liquidité exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle :

Évolution de l'excédent de liquidité dans l'Eurosystème de 2013 à 2018

Source : Bloc-notes Éco, 15 janvier 2019

 

Pour aller plus loin :

Jean-Pierre Allegret, Le renouvellement de la politique monétaire (I) : quelle place pour la politique monétaire non conventionnelle dans le futur ?, SES-ENS, avril 2017.

Christophe Blot et Paul Hubert, "Politique monétaire de la BCE : jusqu'où les taux peuvent-ils être négatifs ?", Blog de l'OFCE, 25 octobre 2016.