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L'incertitude dans les théories économiques

Publié le 27/07/2007
Auteur(s) : Moureau, Nathalie ; Rivaud-Danset, Dorothée
La decouverte
2-7071-3851-7,
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Commentaire éditeur :
Reconnaître l'importance de l'incertitude met profondément en question l'analyse économique. Les premiers économistes à s'emparer de ce thème, Knight et Keynes, ont lancé le débat. Dans certaines situations, l'incertitude peut être traitée par les probabilités : on parle alors de risque. Dans d'autres cas, les probabilités ne sont d'aucun recours. Cette distinction permet de caractériser deux démarches. La première, majoritaire, retient les probabilités pour représenter l'incertitude, la seconde, qui regroupe des courants hétérogènes, postule que l'incertitude n'est pas probabilisable et refuse toute vision mécanique de l'économie. Cet ouvrage présente les modalités et les conséquences de la prise en compte de l'incertitude dans l'analyse économique.


Sommaire :
Introduction

Première partie : Les mondes de l'incertitude
- I. L'incertitude souveraine, une vision partagée par des courants hétérogènes
1. L'incertitude « épistémique » : l'apport d'économistes-philosophes - Le risque et l'incertitude selon Knight - Un exemple de complémentarité entre probabilité objective et jugement - Le profit, à mi-chemin entre le hasard et la bonne prévision - « Keynes sans l'incertitude, ce serait comme Hamlet sans le prince » - Le poids des anticipations - Anticipations et conventions - Hayek : quand l'incertitude et l'ordre spontané sont indissociables - 2. Les héritiers : Autrichiens, post-keynésiens, évolutionnistes - L'incertitude et le rôle actif du temps vont de pair - Des acteurs hétérogènes et les difficultés de la coordination - Quand les héritiers divergent - Conclusion

- II. L'incertitude, un trouble-fête pour les néoclassiques
1. Quand le manque d'information sème le désordre - Stigler et la quête coûteuse des prix - Quand les vendeurs s'en mêlent - Akerlof et l'asymétrie d'information sur la qualité - Le « marché des rossignols » - Le rationnement du crédit par le banquier mal informé - Quand l'ajustement ne peut plus s'effectuer par les prix - Arrow et l'aléa moral - Action cachée et information cachée - 2. Le coût du retour à l'ordre - Signal et filtre - Peut-on se fier à un signal de qualité ? - Le contrat à la carte comme filtre - La théorie de l'agence - Le modélisateur et l'incertitude - 3. L'incertitude stratégique - Quand l'incertitude devient souhaitable - Conclusion

Deuxième partie : La question de la rationalité en incertitude : maximiser ou agir raisonnablement ?
- III. Quand la décision est parfaite
1. Le modèle de l'utilité espérée - Les ingrédients et la logique de la décision - L'utilité espérée et le paradoxe de Saint-Pétesbourg - Les loteries - La règle et la décision - Les contraintes du modèle - L'axiomatique de von Neumann et Morgenstern - 2. L'extension du modèle aux situations d'incertitude - Le statut des probabilités subjectives - La logique du modèle de Savage - Le modèle en débat -3. La peur et le goût du risque - Attitude vis-à-vis du risque et utilité espérée - Équivalent certain et prime de risque - D'autres mesures - Conclusion -

- IV. La mise à l'épreuve du choix rationnel
1. Les premiers paradoxes expérimentaux - Le paradoxe d'Allais - Le test - Le paradoxe d'Ellsberg - Le test - Aversion à l'ambigüité - 2. La décision optimale se personnifie - Les comportements saisis par l'expérience - L'effet de certitude - L'effet miroir - L'effet de construction - Le modèle atlernatif de Kahneman et Tversky - La fonction de valeur - La fonction de transformation des probabilités - Des précurseurs - 3. Une nouvelle lignée de modèles - L'économiste, le mathématicien et le psychologue - Quand les « probabilités » sont non additives et la décision risquée - Le modèle RDEU à l'œuvre - Quand la mesure de l'incertitude fait appel aux capacités - Une réponse au paradoxe d'Ellsberg - Les limites de l'ambiguïté - 4. Simon et la complexité - De la simplicité à la complexité - Du modèle à la règle - Une source majeure d'inspiration - Conclusion

- V. Les institutions : un guide pour l'action
1. Williamson et l'incomplétude des contrats - Le corpus d'hypothèses - Une conception très personnelle des contrats - L'institution : la solution pour domestiquer l'incertitude - Une incertitude peut en cacher une autre - 2. L'économie des conventions et les repères partagés - Guide de lecture des conventions - Le point focal à l'origine de la convention - Les débats - D'où viennent les repères partagés ? - Ordre privé, ordre public ? - Quel apport pour la compréhension des phénomènes concrets ? - 3. Les routines vues par les évolutionnistes - Quels sont les fondements conceptuels des routines ? - L'évolution des routines vers les heuristiques - Des agents homogènes au sein de la firme et hétérogènes sur les marchés - Conclusion -

Troisième partie : L'efficacité de certains comportements en incertitude
- VI. Le mimétisme, de l'intérêt individuel aux fortunes du collectif
1. Keynes à l'avant-garde - Comportement d'entreprise et de spéculation - Quand l'imitation tourne mal - 2. Un modèle de cascade informationnelle - Les ingrédients du modèle - Les cascades sont-elles inévitables ? souhaitables ? - 3. Confiance dans son jugement ou dans le marché ? - L'inspiration évolutionniste - Un modèle post-keynésien - 4. Le risque systémique - Du bulbe de tulipe à la bulle - Quand le pessimisme s'installe en cascade - Conclusion

- VII. Risque avéré ou incertitude scientifique, des gestions différentes
1. Les trois figures de la prudence - 2. Le monde de l'assurance - Le champ de l'assurance est-il illimité ? - Quid des événements singuliers ? - 3. L'attentisme et le principe de précaution - La valeur d'option d' Arrow-Fisher - Les usages du modèle - Le protocole de Kyoto, une démarche exemplaire - Conclusion

Conclusion générale
Repères bigliographiques.


A noter :
- Nathalie Moureau : Maître de conférences en économie à l'université Montpellier-III et chercheur associée au MATISSE, université Paris-I.
- Dorothée Rivaud-Danset : Professeur d'économie à l'université de Reims et chercheur au Centre d'économie de l'université de Paris-Nord (CEPN). Elle est spécialisée dans un domaine où l'incertitude joue un rôle central : le financement des entreprises.