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Le couple face au temps

Publié le 30/11/2007
Auteur(s) : Pascal Duret
ARMAND COLIN
Fiche de lecture de l'ouvrage "Le couple face au temps" de Pascal Duret. Son étude accorde une place dominante au fait que le couple dans la durée ne serait qu'une longue descente vers les horizons fades de la routine. L'idée selon laquelle « la sexualité décline au fil du temps » l'emporte, mais est-elle aussi simple que cela ? Le livre se construit autour de « trois originalités » énoncées en avant-propos : l'historique du couple, le rapport de chaque individu à l'amour et l'articulation de la vie de couple avec la sexualité.

Présentation

Couverture de "Le couple face au temps" de Pascal DuretPascal Duret, connu pour ses travaux en sociologie du sport et du corps, s'attaque au couple. Que devient-il sur la durée ? Ah le temps, avec le temps... La bande son de la chanson de Léo Ferré nous revient. Le livre s'annonce un peu comme un précis de géomorphologie : il s'agit d'étudier l'effet érosif du temps sur le couple. « Trois originalités » sont annoncées en avant-propos. « Le couple est toujours historique au double sens du terme » (9), celui de la conjoncture dans laquelle il s'inscrit et celui de sa propre durée sur plusieurs décennies. La question de l'usure doit prendre en compte les « manières dont les individus ont été socialisés à l'amour » (10). La troisième originalité concerne « les articulations entre la sexualité et les autres domaines de la vie de couple » (10).

Le sentiment que son étude puisse s'apparenter aux guides-conseils pour gérer le couple est désamorcé par des précautions introductives. L'auteur précise qu'il insère dans son approche les variables sociologiques absentes de ces manuels. Ceux-ci ne proposent que deux alternatives face aux difficultés du couple : les fuir ou les combattre. Le sociologue en proposerait une troisième : les comprendre (24). Ici, P. Duret explicite sa posture comme étant profondément singulière, alors qu'il s'agit aussi de celle du thérapeute. A ce point de l'étude se pose la question des limites de l'approche sociologique, et la distinction qui est faite d'avec celle de la psychologie. Sur des objets comme le couple, qui mettent en jeu le corps, le désir, les fantasmes, tout autant que les normes, les injonctions et le contexte historique, le sociologue rencontre sur son chemin un certain nombre de faits et de propos qui ne relèvent pas seulement d'une approche strictement sociologique, mais où la sociologie permet un éclairage spécifique et complémentaire d'autres approches. P. Duret ancre la question de l'identité « d'abord » du côté de la sociologie. Bien malin celui qui pourrait démêler une hiérarchie entre la psychologie et la sociologie dans ce contexte. On sent que l'auteur reconduit les préceptes durkheimien aux origines de la discipline. Avant la seconde guerre mondiale, Lacan dans Les complexes familiaux ne se contentait pas de traiter d'un revers de main les apports de la sociologie. Au contraire, l'étude de P. Duret reconduit la méfiance presque atavique pour les disciplines proches de la sociologie.

Son ouvrage se situe à l'articulation des travaux sociologiques de J. C. Kaufmann et F. De Singly. Il revendique d'ailleurs avec le premier la même méthode empirico-inductive (17). La présentation de sa méthodologie est l'occasion de souligner certaines spécificités. Le constat que les hommes qui se sont confiés avouent « qu'ils n'ont pas été socialisés à la discussion sur soi » (17) atteste qu'une inégalité majeure traverse son terrain. La question de l'usure apparaît liée à des situations de détresse et de crise (17). L'entretien se transforme donc en moyen d'en parler, et en soulagement (18). L'auteur prend acte de la tendance contemporaine qui valorise la capacité à se séparer, si bien que ce qui apparaît mystérieux n'est pas pourquoi et comment des couples se forment, mais pourquoi certains perdurent. Considérant que l'expérience dont il traite peut être partagée par le plus grand nombre, P. Duret interpelle le lecteur, comme si la vie de couple était la chose la mieux partagée (13) et va jusqu'à considérer que le sentiment d'usure de la relation est inhérent à toute relation qui dure. Les enjeux théoriques annoncés visent à bâtir sa « propre théorie de l'usure », à « vérifier que la force du lien conjugal ne repose pas que sur l'amour », et à « retoucher les théories de la reconnaissance » (20-21).

Le premier chapitre déconstruit la vision binaire organisée autour des figures du couple amoureux et du couple aigri, et réalise une critique des styles conjugaux de Kellerhals [1] (28). L'examen « des buts du couple » permet de distinguer le cas où l'un des partenaires définit ceux-ci, celui où les buts sont définis pour soi indépendamment de l'autre, etc. Les entretiens, qui permettent de construire et de relativiser ces catégories, montrent l'importance des déterminations affectives et familiales. Ce qui semble prédominant, c'est un vécu spécifié par des expériences intimes : le garçon unique, la femme abandonnée... L'inégale réalisation des buts initiaux est un moyen d'aborder les rivages houleux de la crise : « Un premier groupe de facteur apparaît de manière quasi immédiate et indépendamment du mode de choix des buts : il s'agit du poids des routines, du manque de reconnaissance et des vicissitudes d'une sexualité faiblissante. » (49-51) Cette partie permet à P. Duret de relativiser l'approche de Boltanski [2] qui postule une hétérogénéité entre quatre régimes d'action : l'amour, la violence, les disputes, la routine. Boltanski conclut qu'un régime chasse l'autre, tandis que P. Duret pose la question de savoir si disputes et amour sont contradictoires. Son terrain lui permet de rappeler la multiplicité des régimes dans lesquels chacun évolue en même temps (63).

P. Duret évoque des « solutions contre l'usure » telles que « lâcher du lest », « agrandir les espaces et les temps personnels » etc. (65-80). Le maître mot qui revient dans les entretiens tout comme dans les commentaires, c'est « négociation ». En cela, le parallèle avec les mondes professionnels aurait été intéressant. Il s'y pose les mêmes problématiques : comment continuer à travailler avec des collègues ennuyeux, avec un patron insupportable, avec des partenaires capricieux, comment partager le temps et les espaces de travail avec d'autres. Bien sûr, la relation charnelle est - relativement - absente de l'univers professionnel, mais les termes de la négociation en sont similaires.

Ne pouvant résister à l'exploitation des données de son enquête, P. Duret propose « sept clés pour réussir sa scène de ménage », en précisant bien que ses conseils outrepassent son travail de sociologue (75-76). A ce stade et malgré les précautions, les « conseils » ressemblent fort aux rubriques « couple » des magazines féminins. On est en présence d'un catalogue de recettes plutôt banales qui laissent de côté les mécanismes plus complexes de l'interaction d'une scène. Mais cette critique est de peu de portée puisque l'auteur met en garde le lecteur, et que l'éditeur relaie cette mise en garde par un encadré. Néanmoins, on touche là aux limites de l'analyse sociologique en ce qu'elle résiste à se saisir des outils de la psychologie et de la psychanalyse pour aller un peu plus loin dans l'analyse du conflit.

Le chapitre deux tente à montrer comment l'usure de la sexualité est socialement construite. Il débute par un rappel de ce que sont les multiples déclinaisons de l'amour physique (de la caresse à l'acte), par l'introduction du problème de la permanence du désir et donc de son usure, lui « qui par définition en veut toujours plus » (82). Cette définition laisse le lecteur sur sa faim. Puis vient la critique des manuels pratiques qui porte sur deux aspects. P. Duret estime que ces guides séparent la relation sexuelle du contexte conjugal du couple. D'autre part, il considère qu'ils font fréquemment l'apologie de la performance. Sur ce point, l'auteur semble se tromper de cible en citant Barbara Keesling (Comment faire l'amour toute la nuit), lorsqu'elle évoque les bienfaits que pourront retirer les hommes de la maîtrise de leur corps, ce qui leur permettront de « jouir sans perdre leur désir et à atteindre l'orgasme multiple, exactement comme une femme (p. 19) » (83). Désigner par « culte de la performance » l'accroissement du plaisir et de la jouissance, c'est confondre qualité et quantité. Car il n'est pas question de record à battre, mais d'une vulgarisation occidentale des savoirs anciens du sexe tels qu'ils sont présentés dans Le tao de l'art d'aimer [3]. Sans doute « la performance semble être devenu un mot d'ordre majeur de la sexualité », mais elle n'envahit pas pour autant toute la sphère de la sexualité. Le processus est à la fois plus insidieux, lorsqu'il est question de « performance », mais il est également extrêmement diversifié. L'auteur est lapidaire pour des formes de vulgarisation (manuels, guides, presse) qui détiennent aussi le rôle d'augmenter un savoir qui se parle et se théorise difficilement. Il transpose des critiques de la performance usuelles en sociologie du sport au domaine amoureux. Ce faisant, il reproduit une idée du sens commun selon laquelle la recherche de plaisirs sexuels s'apparente à la recherche de performance. Enfin, dans sa méthode, l'auteur passe rapidement d'une critique des guides à une illustration par des extraits d'entretiens.

En revanche, l'évocation de l'usure est autrement convaincante à travers l'exemple de la contrainte du nouveau-né qui impose une « routinisation-planification de l'acte sexuel » (86-87). Ou dans le développement de la philia, cette forme d'amour fondée sur la complicité, la connivence et la confiance, où le sexe n'est pas central. Suit un inventaire de quelques manières de combattre l'érosion du désir (95), puis les amours au singulier et au pluriel. A travers ces évocations de différentes manières d'être en couple, (fidèle/infidèle, monogame/polygame) présentés par la restitution d'entretiens, on ne voit encore pas très bien la différence d'avec les rubriques consacrées au couple dans la presse hebdomadaire.

La conclusion selon laquelle « la sexualité n'est pas coupée des autres moments de la vie du couple » ne surprend pas. Au final, les cas présentés par P. Duret sont d'une extrême banalité, presque trop conformes à une fourchette normative de ce qu'un individu moyen peut expérimenter. Les cas un peu plus complexes font défaut. Il aurait pu par exemple citer celui de tous ceux pour qui le sexe ne revêt aucune importance dans la relation. Ou la diversité des modes de socialisation à l'amour. Enfin, le traitement du désir et de la sexualité est très schématique, voire normatif. La place que les acteurs accordent au sexe n'est pas vraiment explicitée : s'agit-il d'un devoir, d'un passage obligé, d'une norme à respecter, d'un truc à accomplir à la va-vite, d'une découverte progressive ? Cette place est mentionnée ici et là, mais on ne saisit pas bien comment elle s'est construite. Comme pour n'importe quel savoir et savoir-faire, la façon d'aborder le sexe varie considérablement selon l'âge, les expériences, le processus de socialisation, les bonnes et les mauvaises expériences. Rien n'est dit par exemple des manifestations de l'inceste et/ou des abus sexuels, alors qu'ils occupent une place importante et refoulée dans l'expérience sexuelle de nombreuses personnes. La sexualité semble relever d'une notion construite et partagée dans le couple, mais ne relève-t-elle pas également d'une stricte intimité ? Le parcours proposé qui mène d'une sexualité rayonnante, explosive, quantitativement forte, à un amoindrissement progressif avec le temps est finalement très normatif. La durée n'est pas envisagée comme un facteur de bonification : on ne fait pourtant pas l'amour à vingt ans comme à quarante. Peut-être ce chapitre sur la sexualité aurait-il mérité un ouvrage à lui tout seul.

Le chapitre 3 débute par cette question « Comment reconnaître un couple qui vieillit bien ? » (123), que l'on pourrait étendre à toute personne. Mais que serait-ce alors que « mal vieillir » ? P. Duret détient une réponse et une argumentation théorique. Ce serait la reconnaissance : elle permet « l'épanouissement de l'autre » (125) mais elle est sujette à l'érosion avec le temps. L'auteur fait la critique du modèle de Axel Honneth (2000) [4] sur la question de la reconnaissance. Il montre comment la reconnaissance s'articule autour du respect de l'autre, qui « n'est pas négociable et fonctionne en tout ou rien » (128), et sur la prise en compte de la valeur personnelle, le tout se combinant sous les effets nutritifs de l'amour dans la production d'une construction identitaire (134). A contrario, l'amenuisement de la reconnaissance dans le couple - dont l'anecdote du coiffeur (« tu as vu ma nouvelle coupe ? ») est révélatrice - conduirait à la perte du sentiment d'existence (144).

Mais dans l'exemple du « processus de déconfirmation mutuelle de leur existence » (146) dans lequel se trouve engagé certains couple, on se demande si P. Duret traite encore de son sujet. La distinction entre couple formel et couple effectif pourrait intervenir : la crise est porteuse de séparations qui se dessinent bien avant la séparation effective. En quoi ceux-ci font-ils encore couple quand l'un peut dire : « Elle est là, mais je fais comme si elle était morte, pareil. Ça dure quelques jours, parfois plusieurs semaines. On n'échange pas un mot, pour moi elle est morte voilà. Alors ce qu'elle peut dire ou faire je m'en fous c'est ni bien ni mal, ça n'existe pas. » (146).

Le chapitre quatre débute par la recension de la transformation des attentes en fonction du moment de la relation : les sorties et les amis au début, la location des DVD une fois que les enfants sont nés (158). Mais nous sommes en présence d'un ensemble de situations qui sont proches de la série des sources de conflit évoquées plus tôt, à l'exception de l'étude de l'influence d'expériences malheureuses de personnes plus âgées, qui abordent le couple avec réflexivité (179-184). Ce catalogue répété de motifs de conflits, ou de répétitions routinières, amène la question de la survie du couple. Sur ce point, P. Duret ne mentionne que des raisons matérielles qui conduiraient « à rester quand même. » (197). Il y a pourtant bien dans la pérennité des couples des facteurs d'ordre psychologiques et psychiques qui concourent à une vie commune, à l'encontre de facteurs objectifs affligeants. Ainsi, P. Duret ne peut-il faire autrement que de mentionner ces facteurs psychologiques [5], sans pour autant leur accorder la même place qu'aux facteurs sociologiques (la pauvreté, la dépendance financière, la socialisation familiale).

Le chapitre cinq critique les ouvrages de vulgarisation tels ceux de J. Gray qui a diffusé la thèse selon laquelle homme et femme constituent deux espèces différentes (« Mars et Vénus », etc.). Il en démonte à la fois la méthode inductive (« mon couple est heureux, voyez comment nous nous y prenons »), l'apesanteur sociologique qui caractérise les exemples (couples aisés), l'asymétrie de traitement du désir de l'homme et de la femme.

En conclusion, P. Duret revient sur l'amour et se fait presque lyrique (« l'amour est porteur d'un merveilleux désordre opposé à toute course à la rentabilité ou à la productivité », 236). Il y paraît la volonté de conclure sur une touche optimiste (« durer n'est pas forcément déchoir », 228), en rupture avec la litanie des fiascos et des crises qu'il vient d'extraire de son terrain. Vrai que son étude accorde une place dominante au fait que le couple dans la durée ne serait qu'une longue descente vers les horizons fades de la routine. L'idée selon laquelle « la sexualité décline au fil du temps » (230) l'emporte dans les entretiens recueillis, mais est-elle aussi simple que cela ? Une étude un peu plus fine de la qualité des « rapports sexuels » à l'intérieur d'un échantillon peut-il montrer, en dehors d'une diminution prévisible, une augmentation qualitative, ou tout au moins une modification qui ne soit pas systématiquement négative ?

Dans l'appréhension de la durée, P. Duret revient souvent sur les premiers temps, ceux où le couple est fou amoureux, et qui se traduit par une surenchère de signes valorisants : beaucoup de reconnaissance, d'attention, de cadeaux, d'acte sexuel, de désir, etc. Mais s'agit-il déjà d'un moment où l'un et l'autre forment couple ? Ne serait-on pas davantage dans une préfiguration du couple ? Le couple installé, constitué, qui est sorti des turbulences passionnelles et amoureuses des débuts, n'est-il pas tout simplement voué à la négociation, à la crise, au conflit, comme les entretiens de l'auteur le montrent si bien. Ailleurs l'auteur évoque la part d'imaginaire qui entre dans la construction du couple et de sa mise en scène. On peut se demander s'il n'est pas lui-même charmé par des représentations idylliques du couple, qui intègrent à cette notion les débuts, alors que « faire couple » peut tout aussi bien être défini comme un état objectivable où la proportion de crises, d'ajustements et de négociation l'emporte sur la simple rencontre narcissique avec l'autre. Dans un champ connexe, cela revient à admettre que la dépression n'est pas un état psychique accidentel, mais qu'elle fait structurellement partie de la vie psychique [6]. Que l'usure soit associée à la crise n'est-il pas conforme à une représentation propre à la civilisation occidentale ? Celle qui nie les irrégularités, qui voue à la durée un culte, à travers le jeunisme, le repoussement des signes du vieillissement et l'acharnement thérapeutique.

Ce qui est une question, c'est la délimitation du champ, comme disent les sociologues. Qu'est-ce qui est traité et « traitable » dans le couple : l'amoureux, le discours, la crise, la mise en scène, l'usure ? C'est surtout selon ce dernier terme que P. Duret aborde son objet. Mais finalement, à travers lui se trouve évacué l'amoureux, qui était au cœur du livre de Barthes [7]. Que reste-t-il du couple quand l'amoureux s'en est parti, voilà sans doute une question qui aurait infléchi autrement la délicate notion du lien amoureux dans la problématique du couple. Le couple n'est-il pas une définition normative d'où sont précisément exclues les formes du ravissement amoureux ? Ne peut-on penser le couple en contradiction avec la relation amoureuse, et penser comme Baudelaire, que l'Eglise a inventé le mariage parce qu'elle ne pouvait supprimer l'amour ? Le sociologue traiterait du couple car il ne peut traiter de l'amour [8].

Par Christophe Apprill, Sociologue et danseur.

 

Notes :

[1] Kellerhals J., 1987, « Les types d'interaction dans la famille », L'année sociologique, pp. 153-179.

[2] Boltanski L., 1990, L'amour et la justice comme compétences, Paris, Métailié.

[3] Jolan Chang, 1977, Le tao de l'art d'aimer, Paris, Calmann-Levy.

[4] Honneth Alexandre, 2000, La lutte pour la reconnaissance, Paris, Le Cerf.

[5] « La haine n'est pas une négation du lien, mais une manière de l'entretenir tout en inversant son fondement » (198)

[6] Catherine Cyssau, 2004, Les dépressions de la vie, Paris, PUF.

[7] Roland Barthes, 1977, Fragments d'un discours amoureux, Paris, Seuil.

[8] « Tout est parti de ce principe : qu'il ne fallait pas réduire l'amoureux à un simple sujet symptomal, mais plutôt faire entendre ce qu'il y a d'inactuel, c'est-à-dire d'intraitable. » Barthes, op. cit., p. 7.