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Théories monétaires post keynésiennes

Publié le 27/07/2007
Auteur(s) : Piégay, Pierre ; Rochon, Louis-Philippe
Economica
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Commentaires éditeur :
Dans un environnement économique mondialisé, où les flux de capitaux ont une influence de plus en plus importante, les théories monétaires post keynésiennes ont l'intérêt d'apporter une analyse novatrice et précise des rouages des systèmes monétaires et financiers (rôle des banques centrales, des institutions bancaires et de
l'Etat, analyses de la création monétaire, de la politique monétaire, du chômage, des crises financières, etc.). Les théories monétaires post keynésiennes se focalisent sur les aspects les plus originaux, et néanmoins largement délaissés, de l'analyse de
Keynes. Elles ont donné lieu à des travaux importants aussi bien par leur portée théorique que par leurs conséquences en termes de politique économique. En regroupant les contributions de spécialistes de cette thématique, cet ouvrage fournit au public francophone une vision large et synthétique des développements actuels de ces analyses.


Nos commentaires :
Cet ouvrage collectif est introduit par Pierre Piégay et Louis-Philippe Rochon à travers un texte qui situe les post keynésiens comme unis « par un corps de doctrine commun » fidèle aux analyses de Keynes et en rupture avec l'analyse néoclassique. Ainsi, ils précisent : « Une approche macroéconomique, rejetant l'analyse des comportements individuels comme point de départ obligé, se doit d'expliquer en premier lieu la formation des grandeurs macroéconomiques, et en particulier du revenu. Mais précisément, l'analyse de la formation et de la dépense des revenus met en évidence la primauté des phénomènes monétaires, au lieu de poser les problèmes en termes d'allocation optimale d'une collection de biens donnés » (p8).

La première partie regroupe des contributions d'auteurs qui s'inscrivent au sein de l'école post-keynésienne de la monnaie endogène. Paul Davidson revient sur la non neutralité de la monnaie et l'incertitude keynésienne. Basil Moore présente la controverse au sein du courant post-keynésien entre théorie « accomodationniste » et théorie « structuraliste ». Randall Wray analyse le rôle de l'Etat dans la création de la monnaie endogène. Thomas Palley présente les différentes approches de la monnaie endogène pour montrer que la spécificité du courant post-keynésien est de faire apparaître le lien causal entre crédits bancaires et offre de monnaie. Malcolm Sawyer montre qu'il existe concernant la nature de la monnaie deux traditions distinctes : celle initiée par Keynes centrée sur la monnaie réserve de richesse, l'autre autour de Kalecki qui insiste sur la monnaie intermédiaire des échanges. Christian Descamps et Jacques Soichot montrent que les réglementations prudentielles peuvent modifier le modèle de monnaie endogène.

La deuxième partie est centrée sur la théorie du circuit monétaire. Augusto Graziani revient sur les articulations entre la micro et la macroéconomie. Alain Parguez définit cinq propriétés fondamentales du capitalisme et situe la monnaie dans le mode de production. Marc Lavoie reprend les travaux de Godley sur le circuit monétaire pour étayer la thèse de la monnaie endogène. Hassan Bougrine et Mario Seccareccia examinent le rôle de l'Etat et des impôts dans le cadre de la théorie du circuit monétaire. Louis-Philippe Rochon et Matias Vernengo développent une critique de l'approche néo-chartaliste de la monnaie.

Enfin la troisième partie est consacrée à l'approche schmittienne du circuit. Bernard Schmitt fait une analyse critique de la théorie de l'équilibre général de Walras. Alvaro Cencini revient sur la distinction micro - macroéconomie pour dénoncer les confusions de la théorie néoclassique. Xavier Bradley, Pierre Piégay et Sergio Rossi réexaminent l'analyse développée par Keynes dans le chapitre 17 de la Théorie Générale pour montrer que l'on peut y trouver une explication structurelle du chômage. Jean-Luc Bailly et Claude Gnos font un examen critique de la thèse de l'endogénéité de la monnaie en montrant que les pots-keynésiens font une confusion entre crédit et monnaie.


A noter :
  • Bibliographie à la fin de chaque contribution.
  • Très peu de formalisation


Pierre PIÉGAY : Il est maître de conférences à l'université de Bourgogne et membre du Centre d'Etudes Monétaires et Financières au sein du LEG.

Louis-Philippe ROCHON : Il est titulaire de la chaire Stephen B. Monroe en économie bancaire à Kalamazoo College, aux Etats Unis, où il est également Directeur du Center for Policy Studies.