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Globalisation, le pire est à venir

Publié le 16/07/2008
Auteur(s) : Patrick Artus
Marie-Paule Virard
La découverte
Fiche de lecture de l'ouvrage "Globalisation, le pire est à venir" des auteurs Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Leur livre aborde l'actualité économique avec comme fil conducteur la problématique de la globalisation. L'objectif que rappelle les auteurs dans leur introduction n'est pas « d'endosser et d'argumenter un quelconque plaidoyer anti-globalisation. Mais de montrer que celle-ci nous conduit droit dans un mur si, au nom de l'efficacité, l'équité est finalement sacrifiée parce que nos dirigeants politiques et économiques renonceront à se donner des moyens d'assumer leurs responsabilités et de réguler collectivement le système ».
Couverture du livre de P. Artus et M.P. Virard - Globalisation le pire est à venirPatrick Artus est directeur de la recherche de Natexis, professeur à l'École polytechnique et professeur associé à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il a publié, avec Marie-Paule Virard, à La Découverte, deux livres à succès : Le Capitalisme est en train de s'autodétruire (2005) et Comment nous avons ruiné nos enfants (2006).

Marie-Paule Virard, journaliste, a été rédactrice en chef du magazine Enjeux-Les Échos de 2003 à 2008. Elle a publié, avec Patrick Artus, à La Découverte deux livres à succès : Le Capitalisme est en train de s'autodétruire (2005) et Comment nous avons ruiné nos enfants (2006).

Présentation éditeur :

Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d'autant plus indomptables qu'elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu'elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l'extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d'un monde où l'argent coule à flots, n'est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.

Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d'accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l'irresponsabilité bancaire ; un casino où s'expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l'Europe.

Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.

Plan de l'ouvrage :

Introduction. Le dangereux tournant de la « seconde globalisation »

- La fin de la « mondialisation heureuse »

- Des forces centrifuges incontrôlées

- L'urgence d'agir

1. Une machine inégalitaire qui mine le tissu social et attise les tensions protectionnistes

- Inégalités accrues et destructions d'emplois

- Tout va bien... jusqu'en 2006

- Les chocs en cascade de la crise des subprimes

- Les enjeux de la « seconde globalisation » et de la montée en puissance des pays émergents

- Précarisation et pressions sur les salaires

- Inégalités croissantes des salaires, scandale des working rich

- Le défi des « fonds souverains »...

- ...et des tensions protectionnistes

2. Un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d'accaparement et accélère le réchauffement de la planète

- L'envolée des prix du pétrole, emblématique des désordres annoncés

- L'explosion de la demande chinoise de ressources rares

- Impacts à long terme sur la croissance et l'environnement

- Biens publics mondiaux et défis du réchauffement climatique

- La bataille à venir pour les ressources rares

- L'impossible développement durable ?

3. Une machine à inonder le monde de liquidités

- Les racines du mal

- Liquidité mondiale et créativité financière, les deux cornes d'abondance

- Banquiers centraux, professionnels de la finance, régulateurs... tous « comploteurs » !

- L'explosion des bulles, nouvel instrument de régulation ?

- Une seule issue : le rééquilibrage des taux d'épargne

- Déflation à la japonaise ou assèchement programmé de la liquidité ?

4. Un casino où s'expriment tous les excès du capitalisme financier

- La course folle aux profits

- Le « levier », outil indispensable des profits stratosphériques

- Que fait la police... des marchés ?

- Des règles comptables et prudentielles aux effets pervers

- La machine à fabriquer les bulles tourne toujours

- Une révision réglementaire ne peut être qu'internationale

5. Une centrifugeuse qui peut faire exploser l'Europe

- Faute de fédéralisme fiscal et social, l'UE est mal armée face à la globalisation

- Des politiques nationales de plus en plus divergentes

- Asymétries franco-allemandes

- L'appréciation de l'euro, un atout pour l'Allemagne

- Une désindustrialisation de l'Europe ?

- L'Union européenne, grande perdante de la globalisation ?

Conclusion. Les tendances insoutenables de la globalisation

- Dangereuse conjonction - L'impératif d'une nouvelle coopération internationale

- Scénario catastrophe

Glossaire

Nos commentaires (par Raphaël Caillet)

Un nouvel ouvrage de Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Leur livre après une brève introduction est découpé en cinq chapitres qui abordent l'actualité économie avec comme fil conducteur la problématique de la globalisation. L'objectif que rappelle les auteurs dans leur introduction n'est pas « d'endosser et d'argumenter un quelconque plaidoyer anti-globalisation. Mais de montrer que celle-ci nous conduit droit dans un mur si, au nom de l'efficacité, l'équité est finalement sacrifiée parce que nos dirigeants politiques et économiques renonceront à se donner des moyens d'assumer leurs responsabilités et de réguler collectivement le système ».

Le premier chapitre porte sur la montée des inégalités, inégalités entre nations mais également au sein des pays. La crise des « subprimes » joue alors le rôle de catalyseur car les effets de la globalisation ont pu jusqu'alors être contrebalancés par le crédit facile et les politiques monétaires. La montée des inégalités se posent donc aux politiques et aux entreprises.

Le second chapitre permet aux auteurs de revenir sur les matières premières. L'augmentation des cours de celles-ci se retrouve aujourd'hui dans l'inflation. On retrouve également l'augmentation de la consommation de ces dernières dans l'air et le réchauffement de la planète. Il s'agit là encore d'un défi que les politiques doivent résoudre.

Le troisième chapitre permet à Patrick Artus de revenir sur le problème de la liquidité. La résolution des précédentes crises et les politiques monétaires menées par différents pays ont conduit pour P Artus à l'existence de surplus de liquidité. Ainsi on va de crise en crise car de nouvelles bulles se créaient après l'effondrement de la précédente.

Le chapitre quatre complète le précédent en analysant les excès du capitalisme financier. Les auteurs reviennent ainsi sur une idée développée dans un précédent ouvrage « le capitalisme est en train de s'autodétruire » : Le niveau des rendements demandés (ROE).

Le dernier chapitre traite de l'Europe où on retrouve les mêmes problèmes de divergence entre les pays.

 

Les plus : pas de formalisation dans cet ouvrage qui comporte un glossaire qui permet de comprendre le vocabulaire financier utilisé.

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