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Le ralentissement du commerce mondial. Fondation R. Schuman. Février 2017.

Publié le 14/02/2017

Le récent ralentissement du commerce mondial n'est pas seulement conjoncturel pour l'économiste Sébastien Jean, auteur d'un article sur ce sujet pour la Fondation Robert Schuman en février 2017. Une rupture de tendance est visible à travers l'évolution du commerce international de biens et services qui croît désormais à peine plus vite que le PIB mondial. Deux facteurs expliquent ce ralentissement structurel selon l'économiste :

- le rééquilibrage de l'économie chinoise, qui passe d'un modèle de croissance extravertie à une stratégie de remontée de filière et un recentrage sur son marché intérieur ;

- la fin de la tendance au fractionnement toujours plus fin des chaînes internationales de valeur, qui a joué un rôle central dans l'accélération du commerce mondial dans les années 1990 et 2000.

La résurgence du protectionnisme, dont le Brexit et l'élection de D. Trump sont emblématiques, n'a pas eu de rôle significatif dans le freinage de l'essor du commerce mondial jusqu'à présent, mais, indique Sébastien Jean, dans un contexte de ralentissement de la croissance et des échanges, les tendances protectionnistes pourraient s'accentuer et affecter plus profondément les relations commerciales internationales.

Cette publication sera très utile pour traiter les évolutions récentes du commerce mondial au début du chapitre sur la mondialisation en enseignement spécifique de terminale.

"Le ralentissement du commerce mondial : une rupture structurelle porteuse d'incertitudes", Question d'Europe n°421, 13 février 2017.

Version imprimable.

par Sébastien Jean, directeur du CEPII.

Résumé

Depuis la crise financière de 2008-2009, le commerce mondial s'est durablement et structurellement ralenti. Cela n'a pas été évident d'emblée. Le commerce est en grande partie composé de biens manufacturés, dont la demande est plus cyclique que celle des services et des produits agricoles. Les investissements, qui comprennent une proportion élevée d'importations, sont en outre plus volatils que le reste de la demande. Le fait que les exportations incorporent de plus en plus d'intrants intermédiaires importés a accentué la cyclicité du commerce. Enfin, lors d'une crise financière aiguë, la restriction des crédits commerciaux et la détérioration des garanties (plus indispensables encore aux exportations qu'aux transactions nationales) limitent les échanges internationaux.

Sommaire

1. Une rupture structurelle

2. Le rééquilibrage de l'économie chinoise ralentit son commerce extérieur

3. La dynamique des chaînes internationales de valeur est épuisée

4. Le protectionnisme n'a pas causé le ralentissement, mais le ralentissement menace de faire ressurgir le protectionnisme

 

En complément de cet article, SES-ENS propose plusieurs interviews récentes de Sébastien Jean dans le Grand Dossier sur la mondialisation, ainsi que des graphiques retraçant l'évolution du commerce mondial :

- Quelques questions à Sébastien Jean sur l'histoire des mondialisations commerciales (sept. 2016)

- L'élection de Donald Trump va-t-elle bouleverser le commerce international américain ? (nov. 2016)

- Faut-il craindre le retour du protectionnisme ? (janv. 2017)

- Graphique : Croissance et commerce mondial depuis 1995 (sept. 2015)

- Diaporama : La lente reprise du commerce mondial annonce un changement de tendance (sept. 2015)

- Graphique : L'évolution de l'ouverture commerciale de 1827 à 2014 (sept. 2016)