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Quelques exemples de travaux économiques pour illustrer l'introduction de M.C. Villeval.

Publié le 28/06/2011
Cette page en complément du cycle de conférence "Comment raisonnent les économistes ?" présente une sélection d'exemples de travaux en économie de la famille et du mariage, en économie du crime, en économie du bien-être et sur la relation bonheur/richesse, ainsi que des exemples d'application de l'analyse économique dans le domaine du vote, et des exemples d'interaction entre la science économique et d'autres disciplines.

1. Des exemples de travaux en économie de la famille et du mariage

Gary S. Becker, A Treatise on the Family, Harvard University Press, 1991 (1re éd., 1981). Dans cet ouvrage fondateur, les raisonnements et les outils de l'analyse économique néoclassique (maximisation de l'utilité par des individus rationnels, analyse en termes de marchés...) sont appliqués à l'analyse de la fécondité, du mariage, du divorce, ou encore de la division du travail et de la répartition du temps au sein du ménage.

Voir également la présentation "Gary Becker, le précurseur de l'économie comportementale" dans le dossier de SES-ENS sur le capital humain.

Conférence inaugurale de Pierre-André Chiappori (University of Columbia) enregistrée lors du colloque "Développements récents en économie de la famille" organisé par l'INED les 18 et 19 mars 2010 : "Modèles d'équilibre du marché du mariage"

P. A. Chiappori, B. Fortin, G. Lacroix, "Marriage Market, divorce legislation and household labor supply", Journal of Political Economy, vol. 110, n°1, 2002 (article en pdf).

2. Des exemples de travaux en économie du crime

L'article fondateur de Gary Becker (1968) : "Crime and Punishment : an Economic Approach", Journal of Political Economy 73, p.169-217.

Depuis Becker, l'économie du crime s'intéresse principalement au caractère dissuasif des sanctions ou de la mise en place de forces de l'ordre supplémentaires sur les activités criminelles et le nombre d'arrestations. Elle s'efforce aussi de définir des politiques pénales optimales.

Une revue des principales contributions des économistes à la question de la dissuasion du crime : Nicolas Marceau, Steeve Mongrain, "Dissuader le crime : un survol", L'actualité économique, "L'économie publique", Vol. 75, n°1-2-3, mars-juin-septembre 1999 (article en pdf).

Sylvaine Poret, "L'impact des politiques répressives sur l'offre de drogues illicites. Une revue de la littérature théorique", Revue Economique, 5/2006 (Vol. 57), p. 1065-1091.

Une analyse critique de l'approche économique néo-classique du crime : François Bonnet, "De l'analyse économique du crime aux nouvelles criminologies anglo-saxonnes ? Les origines théoriques des politiques pénales contemporaines", Déviance et Société, 2/2006 (Vol. 30), p. 137-154.

3. Des travaux en économie du bien-être et sur la relation bonheur/richesse

Le texte fondateur du paradoxe d'Easterlin : Richard A. Easterlin (1974), "Does Economic Growth Improve the Human Lot ?" in Paul A. David and Melvin W. Reder (eds.), Nations and Households in Economic Growth: Essays in Honor of Moses Abramovitz, New York: Academic Press, p. 89-125.

Un billet autour du paradoxe d'Easterlin sur le blog Que disent les économistes ? : "Tout compte fait, l'argent fait le bonheur !".

Des travaux qui discutent du paradoxe d'Easterlin et de ses interprétations :

- Betsey Stevenson, Justin Wolfers, "Economic Growth and Subjective Well-Being: Reassessing the Easterlin Paradox" Discussion Paper n°3654, August 2008 (article en pdf). Les résultats de cette étude contredisent le paradoxe d'Easterlin (influence positive du revenu sur le bien-être individuel).

- Andrew E. Clark et Claudia Senik, "La croissance rend-elle heureux ? La réponse des données subjectives", PSE Working Papers n°06, mars 2007 (article en pdf).

- Claudia Senik, "Peut-on dire que les Français sont malheureux ?", PSE Working Papers n°44, novembre 2009 (article en pdf).

Rapport du Conseil d'analyse économique et du Conseil allemand des experts en économie en décembre 2010 : "Evaluer la performance économique, le bien-être et la soutenabilité" (pdf). Voir notre présentation du rapport en actualités.

4. Des exemples d'application de l'analyse économique dans le domaine du vote

Jean-François Laslier et Karine Van der Straeten (2004), "Une expérience de vote par assentiment lors de l'élection présidentielle française de 2002", Revue française de science politique, Vol. 54, n°1, p. 99-130.

5. Des exemples d'interaction entre la science économique et d'autres disciplines

Avec la physique : "l'éconophysique"

Lire l'article de Jean-Philippe Buchaud :"La (regrettable) complexité des systèmes économiques : un point de vue de physicien", Reflets de la physique, n°20, juillet-août 2010 (article en pdf).

Visionner sa conférence sur le même thème.

Un exemple de coopération entre la science économique et la sociologie, dans le domaine de la culture : Pierre-Michel Menger, "Artistes en quantités. Ce que sociologues et économistes s'apprennent sur le travail et les professions artistiques", Revue d'Economie Politique, "L'économie de la culture", Vol. 120, 2010/1, pp. 205-236.

 

Deux numéros de la Revue économique : "Economie et Sociologie. Terrains de confrontation", vol.56, n°2, mars 2005 (articles disponibles sur cairn) et "Economie et sociologie", vol.53, n°2, mars 2002 (articles téléchargeables sur persee).


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