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Les perceptions enfantines de l'ordre social

Publié le 27/04/2018
Auteur(s) : Wilfried Lignier
Julie Pagis
Le sociologue Wilfried Lignier et la politiste Julie Pagis ont présenté leur ouvrage "L'enfance de l'ordre" lors d'une séance "lire" du séminaire de sciences sociales de l'ENS de Lyon. Les auteurs y étudient les perceptions enfantines des clivages sociaux et politiques et les logiques de classement mobilisés par les enfants pour se repérer dans le monde social. Leur travail s'appuie sur l'idée de "recyclage symbolique" permettant aux enfants de mettre en mots et de donner du sens à l'ordre social. Il invite plus généralement à une réflexion théorique sur le concept de socialisation et plus précisément sur la sociogenèse des pratiques.

Julie Pagis et Wilfried Lignier ont présenté leur ouvrage L'enfance de l'ordre. Comment les enfants perçoivent le monde social, publié en avril 2017, lors d'une séance «lire» du séminaire de sciences sociales à l'ENS de Lyon le 5 février 2018. Dans cet ouvrage, fruit d'une enquête ethnographique dans deux écoles primaires entre 2010 et 2012, les deux sociologues explorent les mécanismes de la socialisation enfantine afin de comprendre la formation des perceptions sociales des enfants : comment, dans la pratique, les enfants appréhendent-ils l'ordre social et quel rôle joue la prime socialisation dans l'élaboration de leur point de vue sur le monde social et politique ?

Pour discuter de cet ouvrage était présent le sociologue Bernard Zarca, directeur de recherche honoraire au CNRS. Il a réalisé un travail précurseur sur le sens social des enfants à la fin des années 1990, dont la méthodologie heuristique (un jeu de classement de métiers proposé aux enfants) a été reprise par Julie Pagis et Wilfried Lignier pour leur enquête. Également discutante, Clémence Perronnet, doctorante en sociologie au Centre Max Weber, a enquêté en école primaire sur les perceptions enfantines des sciences pour comprendre comment se construisent les inégalités de classe, de genre et de race face aux sciences.

Julie Pagis et Wilfried Lignier : présentation de l'ouvrage "L'enfance de l'ordre"

Les auteurs :

couverture du livre L'enfance de l'ordreJulie Pagis est chargée de recherche CNRS en science politique à l'IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux), spécialisée en sociologie politique. Ses travaux portent principalement sur les trajectoires militantes (elle a réalisé une thèse sur les soixante-huitards publiée aux Presses de Sciences Po en 2014) et les sciences sociales de l'enfance, en particulier la socialisation politique des enfants. Après avoir étudié les perceptions enfantines de l'ordre social et politique avec Wilfried Lignier, Julie Pagis a effectué une nouvelle enquête sur les rapports enfantins au politique dans une école primaire de Saint-Denis, autour des élections présidentielles de 2017. La dessinatrice Lisa Mandel l'a accompagnée et a restitué cette enquête de terrain sur son blog du Monde. Cette collaboration a donné lieu à la publication d'un album, intitulé Prézizidentielle, paru en 2017 dans la collection Sociorama.

Wilfried Lignier est chargé de recherche CNRS au Centre de sociologie européenne (EHESS), spécialisé en sociologie de l'enfance. Il s'intéresse plus précisément à la sociogenèse des pratiques enfantines. Il travaille également sur le thème de la médicalisation et des usages sociaux des savoirs cliniques. Sa thèse, publiée aux éditions La Découverte en 2012, portait sur les enfants intellectuellement précoces. Depuis 2015, il étudie l'appropriation du monde matériel par de jeunes enfants à partir d'observations ethnographiques en crèche.

Julie Pagis et Wilfried Lignier animent un séminaire de sciences sociales de l'enfance à l'École Normale Supérieure.

Les vidéos de l'intervention de Julie Pagis et Wilfried Lignier :

Visionner la présentation de Julie Pagis et Wilfried Lignier

photo Julie Pagis et Wilfried Lignier conférence

 

Réponses aux questions du public

Le recyclage symbolique à l'origine des perceptions enfantines de l'ordre social

« les enfants, lorsqu'ils jugent socialement, imposent aux autres ce qui s'impose à eux (dans le cours de leur socialisation) » , Wilfried Lignier et Julie Pagis (L'enfance de l'ordre, Seuil, 2017, p.181).

Nous proposons dans cette partie un compte rendu du coeur de l'intervention de Wilfried Lignier et Julie Pagis, centrée sur la thèse principale de leur ouvrage.

Dans leur présentation, Julie Pagis et Wilfried Lignier ont tout d'abord retracé la genèse et le dispositif de leur enquête de terrain, menée dans deux écoles élémentaires parisiennes socialement mixtes entre 2010 et 2012.

Ils ont ensuite développé la thèse centrale du livre : la construction enfantine de l'ordre social passe par le recyclage de schèmes pratiques de division et de hiérarchisation auxquels les enfants sont exposés quotidiennement durant leur propre socialisation (différenciée), qu'elle soit familiale, scolaire ou entre pairs. Cette «seconde vie» donnée à des ressources symboliques, et notamment à des injonctions éducatives répétées, permet aux enfants de se repérer, de classer, et de se classer, dans le monde social. «Les mots d'ordre deviennent les mots de l'ordre», ceux qu'ils emploient dans leurs interactions ordinaires avec leurs camarades, mais aussi pour élaborer leurs représentations dans des domaines plus éloignés de leur quotidien comme l'ordre professionnel et l'ordre politique. Les critères de jugement issus de la sphère domestique (les oppositions propre/sale, sain/malsain, beau/laid), de l'école (les notes, l'intelligence, le comportement en classe) et du groupe de pairs (la conformité ou l'écart aux normes de genre notamment), qui sont intériorisés par les enfants lors des apprentissages quotidiens de l'hygiène, du «métier d'élève», de la présentation de soi, etc., sont ainsi mobilisés par les enfants dans d'autres situations pratiques pour appréhender les rapports sociaux.

L'analyse des représentations enfantines du monde social se décline sous trois thématiques dans L'enfance de l'ordre : classer les métiers du plus haut au plus bas ; juger les autres enfants et justifier leurs inimitiés ; produire un point de vue politique et se positionner dans le champ politique.

La première étude de cas, les classements de métiers, qui s'inspire de l'enquête de Bernard Zarca sur le sens social des enfants [1], permet aux deux sociologues de mettre en évidence la perception qu'ont les enfants des différences entre classes sociales et la légitimité que ceux-ci accordent aux classements dominants en fonction d'intérêts de classe ou de genre [2]. Le recyclage de critères domestiques (l'hygiène, le maintien des corps et l'esthétique) est récurrent dans l'évaluation par les enfants des réalités professionnelles. Par exemple, le registre du sale et du malodorant est mobilisé pour déprécier les métiers de plombier, d'ouvrier en usine ou de femme de ménage. Mais les filles et les enfants d'origine populaire classent moins bas dans la hiérarchie sociale la «personne qui s'occupe du ménage» pour se protéger de la violence symbolique des représentations sociales dominantes de cette profession.

Tableau rang du métier selon le sexe

La logique de recyclage se retrouve aussi dans l'expression par les enfants de leurs amitiés et surtout de leurs inimitiés [3]. Les enfants ont tendance à se lier avec des enfants de même sexe et de même âge, mais aussi en fonction de leur proximité sociale ou migratoire. Leurs sociabilités sont donc principalement déterminées par leurs propriétés sociales, ce que les sociologues ont pu objectiver par une analyse de réseau à partir d'un questionnaire distribué aux élèves. Lors des entretiens, c'est lorsque les enfants ont expliqué pourquoi ils n'aimaient pas ceux que l'ordre social tient à distance que le recyclage de schèmes d'évaluation – souvent scolaires, mais pas seulement – est apparu plus nettement. Les mauvais résultats scolaires, les comportements indisciplinés (être insolent, turbulent, dire des gros mots...), le manque de propreté, les différences physiques (de couleur de peau, de corpulence...), une allure ou une attitude de «garçon manqué» ou au contraire un style de féminité trop accentuée, sont autant d'instruments de dépréciation par les enfants de leurs camarades. Ces schèmes de jugement rendus disponibles par leur socialisation primaire – différenciée selon le sexe, l'origine sociale... – permettent aux enfants de (re)construire symboliquement l'homophilie qui structure leurs relations affinitaires. 

planche BD blog Lisa Mandel PrézizidentielleLa dernière étude de cas porte sur la socialisation politique des enfants et leurs perceptions de la politique. Elle montre comment les enfants s'approprient grâce au recyclage symbolique des préférences politiques largement héritées par transmission familiale et parfois scolaire, et dont le sens n'est pas toujours bien saisi (l'opposition droite/gauche notamment). Là encore, les dispositions intériorisées à se conformer aux normes dominantes dans les sphères scolaires, domestiques et amicales sont réinvesties dans l'univers politique pour apprécier ou déprécier les personnalités politiques. Les enfants vont ainsi sanctionner les mauvais résultats des candidats (Poutou «est nul», «il a eu 3%»), les tricheries (Macron «copie» sur Mélenchon en faisant une chaîne YouTube), le langage grossier et les manières brusques (Marine Le Pen «dit des gros mots», Mélenchon «coupe la parole» aux journalistes, s'énerve), les défauts physiques et les noms lorsqu'ils peuvent être tournés en ridicule (en les sexualisant par exemple, comme «Sarkozizi»), les déviances à l'ordre du genre (Marine Le Pen ne se comporte pas comme une vraie femme), etc.

C'est donc bien le contexte pratique de socialisation des enfants qui cadre leurs perceptions d'un point de vue normatif et sémantique et leur permet de se repérer dans monde politique malgré la distance qui les sépare de cet univers et leurs faibles compétences politiques. Cette perspective, comme l'ont remarqué les deux sociologues, est très éloignée des approches en termes d'agency (capacité d'agir) ou de «culture enfantine» dans les Childhood Studies, qui considèrent les enfants comme des acteurs, dotés d'une certaine autonomie – individuelle et collective – relativement aux instances en charge de leur socialisation [4].

Julie Pagis et Wilfried Lignier, dont l'analyse théorique puise dans la psychologie culturelle de Lev Vygotski [5], ont souligné pour finir le pouvoir des mots, comme moyens de penser, et le rôle pratique du langage dans la socialisation des enfants et l'élaboration de leur point de vue sur la société. Leur ambition théorique est ainsi de contribuer à élargir les fondements empiriques de la «sociogenèse de l'habitus», en dépassant l'approche bourdieusienne en termes d'incorporation pour prêter attention aux phénomènes verbaux dans le processus de formation des dispositions.

Planche extraite du blog de Lisa Mandel, "Les critères de jugement enfantins", lemonde.fr, 13 avril 2017.

Intervention de Bernard Zarca

Bernard Zarca est sociologue et directeur de recherche honoraire au CNRS, associé à l'Observatoire sociologique du changement. Ses travaux de recherche ont porté sur l'enfance et la transmission familiale, la construction identitaire des groupes professionnels et l'artisanat. Son article de 1999 sur "Le sens social des enfants" publié dans la revue Sociétés contemporaines a servi de point de départ à l'enquête de Wilfried Lignier et Julie Pagis.

Intervention de Bernard Zarca

Principaux points de la discussion entre Bernard Zarca et les deux auteurs :

Après un retour sur les travaux qu'il avait entrepris il y a deux décennies, de manière assez isolée, sur la construction du «sens social» chez les enfants (la représentation d'un monde social structuré par des rapports de domination), Bernard Zarca a d'abord souligné les points d'accord existant entre ses propres recherches et celles de Wilfried Lignier et Julie Pagis. Comme eux, il s'intéressait à la sociogenèse des perceptions enfantines du monde social et des dispositions à classer et à se classer. Il se retrouve également dans l'ambition théorique qui sous-tend leur recherche empirique, celle de «renforcer la pertinence théorique du concept d'habitus» élaboré par Pierre Bourdieu «tout en le modulant et en l'enrichissant» [6]. Il reconnaît que les deux sociologues sont allés beaucoup plus loin que lui dans l'exploration de la sociogenèse de l'habitus. Lui-même ne pouvait s'appuyer sur aucun travail sociologique préalable sur ces questions. Il cherchait alors en priorité à montrer que les enfants avaient une certaine conscience des différences et des hiérarchies sociales et que leurs perceptions variaient avec leurs positions et leurs expériences sociales.

Bernard Zarca a ensuite interrogé Julie Pagis et Wilfried Lignier sur des points de méthode en lien avec leur première étude de cas, le classement des métiers, qu'il avait lui-même utilisé comme indicateur du sens social, ce qui lui a donné l'occasion de répondre à certaines de leurs critiques sur son travail. Pourquoi interroger les enfants individuellement comme il l'a fait, et non collectivement, ne permettrait pas aux enfants de révéler leurs perceptions sociales ? Pour objectiver les manières de classer et montrer qu'elles sont différenciées, ne faut-il pas associer une analyse quantitative à l'analyse qualitative des schèmes de classement ? Ont-ils rencontré le schème du fort et du faible que certains enfants avaient mobilisé lors de sa propre enquête ?

La discussion a notamment porté sur leurs différences d'appréhension de la notion de sens social. Dans son article de 1999, Bernard Zarca cherchait plutôt à évaluer le degré de «réalisme social» des enfants, leur capacité à hiérarchiser de façon «plausible» les métiers. Il mettait ainsi l'accent, d'après Wilfried Lignier et Julie Pagis, sur les écarts de compétences sociales en fonction des propriétés sociales des enfants (les garçons classent «mieux» que les filles, les enfants des catégories supérieures classent «mieux» que les enfants des catégories populaires...). Wilfried Lignier et Julie Pagis ont quant à eux centré leur analyse sur les pratiques davantage que sur le résultat des classements, sur les manières de justifier les classements et l'intérêt des enfants à défendre ou pas le classement légitime (les filles ont un intérêt à classer moins bas que les garçons les professions féminisées du bas de l'échelle sociale). Bernard Zarca avait aussi observé que les filles valorisaient davantage que les garçons les métiers aux «qualités» féminines et que les enfants des classes populaires entretenaient une relation plus positive avec les métiers d'ouvriers et d'employés comparativement aux enfants de classes supérieures. Mais il l'avait interprété comme l'effet de l'intériorisation précoce d'une position de dominé ou de dispositions différenciées selon le sexe et l'origine sociale (par exemple des dispositions altruistes pour les filles), alors que Wilfried Lignier et Julie Pagis y voient un intérêt différencié de genre et/ou de classe à accepter ou non l'ordre social existant, observant par exemple des stratégies (bien que minoritaires) de subversion du classement dominant lorsque celui-ci est défavorable.

Enfin, Wilfried Lignier et Julie Pagis ont été questionnés sur le choix du terme recyclage sur lequel repose leur analyse, plutôt que ceux de transfert, transposition ou bricolage. Le concept de recyclage a selon eux une dimension à la fois temporelle (l'aspect «seconde vie») et moins structurale que les autres notions (on peut recycler des schèmes mais aussi des mots, des expressions), ce qui leur a semblé plus adapté à une théorie de la pratique et une approche en termes de sociogenèse.

Intervention de Clémence Perronnet

Clémence Perronnet est doctorante en sociologie au Centre Max Weber. Elle est également rattachée au laboratoire IREDU (Institut de Recherche sur l'Éducation). Elle fait une thèse sur la construction sociale des rapports aux sciences des enfants en milieux populaires, sous la direction de Christine Détrez. Son travail comporte des similitudes méthodologiques et théoriques avec le travail de Wilfried Lignier et Julie Pagis. L'étude sociologique de l'enfance est également pour Clémence Perronnet un point de départ pour explorer les genèses sociales des phénomènes (dans ses recherches, les inégalités de classe, de genre et de race face aux sciences).

Intervention de Clémence Perronnet

Clémence Perronnet a interrogé Wilfried Lignier et Julie Pagis sur trois points principaux : les raisons du choix de l'expression «origine migratoire», plutôt que le terme «race» ou «racisé», et plus largement la place du concept d'intersectionnalité dans leurs travaux ; la réception de leur recherche par leurs pairs et la prise en compte des critiques (sur les biais liés à situation d'enquête, l'échantillon, etc.) ; leur travail sociologique en binôme, leurs divergences et la résolution de leurs désaccords.

Pour aller plus loin

Wilfried Lignier, Julie Pagis, L'enfance de l'ordre. Comment les enfants perçoivent le monde social, Seuil, coll. Liber, 2017. Compte rendu de Corentin Roquebert dans Lectures

Martine Court, Sociologie des enfants, La Découverte, coll. Repères, 2017. Compte rendu de Frédéric Roux dans Lectures.

Notes

[1] B. Zarca, "Le sens social des enfants", Sociétés contemporaines, n°36, 1999, p.67-101. L'exercice de classement de métiers à partir d'étiquettes utilisé par Bernard Zarca dans son enquête a été repris par Julie Pagis et Wilfried Lignier avec même consigne (ordonner les métiers «depuis celui qui te paraît aller au-dessus de tous les autres jusqu'à celui qui te paraît aller au-dessous de tous les autres»). La principale différence dans le protocole de cette partie de l'enquête tient au fait que les deux sociologues ont organisé le jeu de classement des métiers lors de séances collectives, alors que Bernard Zarca avait interrogé les enfants individuellement.

À noter que Luc Boltanski et Laurent Thévenot avaient également utilisé un jeu de classement de cartes reposant sur les professions pour étudier la manière dont les adultes se représentent l'espace social ("Finding one's way in social space. A study based on games", Social Science Information, vol.22, n°4‐5, 1983, p.631‐679).

[2] Cette partie de l'enquête a fait l'objet d'une première publication en 2012 : W. Lignier et J. Pagis, "Quand les enfants parlent l'ordre social. Enquête sur les classements et jugements enfantins", Politix, n°99, 2012, p.23-49.

[3] Les résultats du volet de l'enquête sur les inimitiés des enfants ont pour partie été diffusés dans : W. Lignier et J. Pagis, "Inimitiés enfantines. L'expression précoce des distances sociales", Genèses, 2014/3, n°96, p.35-61.

[4] Régine Sirota (dir.), Éléments pour une sociologie de l'enfance, Presses Universitaires de Rennes, 2006. Sylvie Octobre, Régine Sirota (dir.), L'enfant et ses cultures. Approches internationales, La Documentation Française, coll. "Questions de culture", 2013. Pour une analyse critique, voir : W. Lignier, "L'autonomie enfantine à l'épreuve des “surdouésˮ. Contribution ethnographique à une approche sociale de l’enfance", L'Homme et la société, n°165-166, p.205-221.

[5] Lev Vygotski, Pensée et langage, La Dispute, 1997 [1934].

[6] «Dans la sociologie de Bourdieu, le problème de l'acquisition de l'habitus n'est pas vraiment traité, en dépit de toutes les fortes intuitions et des exemples extrêmement suggestifs que le sociologue livre dans ses écrits.» (B. Zarca, op.cité, p.67-68).

 

Anne Châteauneuf-Malclès pour SES-ENS.

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