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Le rapport Guesnerie sur l'enseignement des SES

Publié le 03/07/2008
Auteur(s) : Roger Guesnerie
Sandrine Spaeter-Loehrer
Jérôme Gautié
Rapport au Ministre de l'Éducation nationale de la mission d'audit des manuels et programmes de sciences économiques et sociales du lycée. La lettre du ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, donnait à la Commission mandat "d’examiner le contenu des manuels de sciences économiques et sociales du lycée, de s’assurer de leur conformité aux objectifs et aux contenus des programmes, du respect de la pluralité des courants de pensée constitutifs du domaine des sciences économiques et sociales ainsi que de la qualité des supports pédagogiques utilisés". Elle demandait qu’"une attention toute particulière" soit apportée "à la manière dont est abordée l’étude du marché et de l’entreprise".

Rapport au Ministère de l'Éducation nationale de la mission d'audit des manuels et programmes des SES du lycée, présidée par Roger Guesnerie, Professeur au Collège de France. Juin 2008.

Co-rapporteurs : Sandrine Spaeter-Loehrer (Université de Nancy II) et Jérôme Gautié (Université de Paris I).

Sommaire du rapport

Introduction : 

Avant-propos

Vue d'ensemble

1. Bilan

1.1 Les programmes et l’articulation entre les années d’enseignement

1.2 Les manuels

2. Préconisations

2.1 Les objectifs de l’enseignement

2.2 La démarche didactique

2.3 La place et l’agencement des enseignements des SES au lycée : quelques pistes

Annexes :

La lettre de mission et la composition de la commission

Les modalités travail de la Commission et la liste des auditions

A - Les synthèses

B - Les données de cadrage

C - Les auditions

Avant Propos du Rapport

La lettre du ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, donnait à la Commission mandat "d’examiner le contenu des manuels de sciences économiques et sociales du lycée, de s’assurer de leur conformité aux objectifs et aux contenus des programmes, du respect de la pluralité des courants de pensée constitutifs du domaine des sciences économiques et sociales ainsi que de la qualité des supports pédagogiques utilisés". Elle demandait qu’"une attention toute particulière" soit apportée "à la manière dont est abordée l’étude du marché et de l’entreprise".

La commission avait également à réfléchir sur "la pertinence et la cohérence des objectifs et contenus des programmes […] au regard à la fois des exigences de la formation de citoyens éclairés et de la préparation à des études supérieures…". Devant en outre "s'assurer que les programmes actuels prennent bien en compte les notions, outils, méthodes et modes d'argumentation qui constituent les bases de toute formation solide à l'économie et à la sociologie", elle était invitée à "faire toutes les propositions utiles pour améliorer la qualité de ces programmes".

Composée de quatorze membres – enseignants de sciences économiques et sociales et observateurs extérieurs, universitaires des disciplines concernées, économistes, sociologues et historiens et personnalités du monde économique et de l’Administration, la commission s’est livrée à un examen approfondi de tous les aspects de l’enseignement de sciences économiques et sociales dont la connaissance était susceptible de nourrir son audit.

Elle s’est réunie pendant neuf demi-journées de février à juin. Elle a auditionné dix-huit personnalités extérieures (voir la liste en annexe), qui ont fourni l’information et alimenté la réflexion sur un vaste ensemble de questions : histoire de la filière et de ses performances, devenir des élèves, généalogie et contenu des programmes, discussion des objectifs de l’enseignement et de la pédagogie, analyse des manuels, comparaisons internationales… L’examen des manuels s’est appuyé sur un plan de lectures systématiques qui a fortement mobilisé les membres de la Commission. Ces lectures ont nourri la discussion sur les manuels mais aussi celle sur les programmes. Des visites de classe ont également été faites par une majorité des membres de la Commission.

La Commission s’est également appuyée sur les analyses faites précédemment par le groupe d'experts présidé par Jean-Luc Gaffard, ou sur celles antérieures du rapport Malinvaud. Le rapport qui suit est divisé en deux parties, la première est intitulée bilan, la seconde porte sur les préconisations. Il est précédé par la vue d’ensemble des analyses et des conclusions détaillées plus loin qui est maintenant présentée.