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Graphiques L'Economie mondiale 2016 : Croissance, emploi et commerce extérieur

Publié le 29/09/2015
Auteur(s) : CEPII
Anne Châteauneuf-Malclès
Cette page donne accès à trois graphiques commentés extraits de l'édition 2016 de "L'économie mondiale" (CEPII) montrant l'évolution dans les années récentes de la croissance, du taux d'emploi et du commerce mondial.

Cette ressource fait partie du dossier "CEPII - L'Economie mondiale 2016".

Croissance des économies avancées et émergentes depuis 2010

 

Graphique 1 : Croissance annuelle des économies avancées et émergentes, 2010-2016p (en %)

Source : FMI, World Economic Outlook, 2015

 

L'écart de taux croissance entre les économies émergentes et les économies avancées est toujours à l'avantage des premières mais il tend à se réduire depuis 2012 comme le montre ce graphique. Les économies avancées ont vu leur taux de croissance se redresser un peu après le creux de 2012, alors que la croissance des économies émergentes poursuivait son ralentissement en 2014 et 2015. Cette divergence s'explique notamment par la baisse du prix du pétrole, qui a pénalisé les pays exportateurs et accru le potentiel de croissance des pays importateurs, par la mise en œuvre de politiques monétaires expansionnistes dans les économies avancées (programmes de rachat d'actifs par les Banques centrales), et par les mouvements de change consécutifs (dépréciation de l'euro et du yen par rapport au dollar et au renminbi).

Graphique extrait du chapitre 1 du Repères "L'Economie mondiale 2016" (CEPII, La Découverte, 2015).

Evolution du taux d'emploi des 20-64 ans sur 10 ans

 

Graphique 2 : Taux d'emploi des 20-64 ans (en %)

Source : Eurostat

 

Ce graphique permet de comparer les niveaux et l'évolution des taux de participation à l'emploi des 20-64 ans (part des actifs occupés dans la population des 20-64 ans [1]) dans les pays avancés et un certain nombre de pays européens. L'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, les États-Unis ont des taux d'emploi supérieurs à la moyenne de la zone euro et en hausse depuis plusieurs années, hormis aux États-Unis, ce qui peut s'expliquer en partie par le mode de calcul différent du taux d'emploi (les nombreux départs à la retraite ont fait diminuer le taux de participation de la population). Ces pays connaissent une reprise plus vigoureuse que dans la majorité des pays européens depuis la crise et leur taux de chômage est orienté à la baisse depuis 2009 (2012 pour le RU). Les pays confrontés à la crise des dettes souveraines en Europe voient au contraire leurs taux d'emploi reculer depuis la crise, creusant l'écart avec la moyenne de la zone euro. Ces pays, qui avaient déjà des taux d'emploi inférieurs à la moyenne avant la crise, ont connu une forte dégradation de leur marché du travail en raison du recul de leur PIB, tout particulièrement la Grèce et l'Espagne, où les taux de chômage ont atteint plus d'un quart de la population active. La reprise de la croissance en Espagne en 2014 permet néanmoins une légère remontée de son taux d'emploi. La France se situe autour de la moyenne de la zone euro. Avec une croissance atone depuis 2012, un taux de chômage qui se maintient à plus de 10%, et un faible taux de participation des jeunes et des seniors, son taux d'emploi des 20-64 ans reste à un niveau inférieur à celui des grandes économies mondiales.

[1] part des actifs sur la population de 16 ans et plus aux États-Unis.

Graphique extrait du chapitre 1 du Repères "L'Economie mondiale 2016" (CEPII, La Découverte, 2015).

Croissance et commerce mondial depuis 1995

 

Graphique 3 : Croissance en volume du PIB et du commerce de biens et services, au niveau mondial (en %)

* Taux de croissance annuel moyen.

Source : FMI, World Economic Outlook, avril 2015

 

Ce graphique retrace sur une vingtaine d'années la croissance en volume du PIB et celle du commerce de biens et services au niveau mondial. On peut constater que les échanges internationaux progressent à un rythme nettement supérieur au PIB jusqu'en 2007, hormis en 2001. Sur la période 1995-2007, le commerce mondial augmente deux fois plus vite, en moyenne, que le PIB mondial (TCAM de 7,2% contre 3,2%). Suit une période de fortes fluctuations des échanges extérieurs après la crise des subprime, qui s'explique par la plus grande cyclicité du commerce relativement à la production : ralentissement en 2008, baisse spectaculaire en 2009 (-10%), rebond en 2010 (plus de 12%). A partir de 2012, la croissance du commerce mondial devient plus régulière, mais elle ne retrouve pas son niveau d'avant la crise. Depuis cette date, les échanges internationaux augmentent de 2 à 3% par an seulement, soit un rythme à peine plus élevé que le PIB mondial. Ce ralentissement du commerce mondial est-il transitoire ou durable ? Est-il dû à la baisse conjoncturelle du PIB ou marque-t-il la fin d'une phase de croissance exceptionnelle des échanges internationaux ? C'est cette seconde hypothèse qui est défendue par Sébastien Jean et Françoise Lemoine dans L'Economie mondiale 2016. Selon eux, le ralentissement du commerce mondial est structurel et pourrait annoncer le passage à une nouvelle ère de la mondialisation. L'essoufflement des gains permis par l'extension des chaînes de valeur internationales et le recentrage de la Chine vers son marché intérieur (voir les graphiques sur les émergents) en seraient les principaux facteurs explicatifs.

Graphique extrait du chapitre 6 du Repères "L'Economie mondiale 2016" (CEPII, La Découverte, 2015).

 

Anne Châteauneuf-Malclès pour SES-ENS.

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